Nucléaire : la France aura les mêmes normes d’audit que l’UE

La ministre de l’Ecologie l’a confirmé, lors d’un débat organisé à l’assemblée nationale avec des parlementaires et les acteurs de la filière.

EURACTIV.fr

La ministre de l’Ecologie l’a confirmé, lors d’un débat organisé à l’assemblée nationale avec des parlementaires et les acteurs de la filière.

Depuis le début des évènements au Japon, le discours politique en France a évolué. Mercredi 16 mars, la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet a finalement déclaré que “le scénario du pire est possible, et même probable”.

Le jour même, à l’Assemblée nationale, un débat rassemblant des parlementaires et l’ensemble des acteurs de la fillière a eu lieu. A part le député Vert, Yves Cochet, personne n’a revendiqué la sortie du nucléaire.

En revanche, à gauche comme à droite, les parlementaires ont demandé la transparence des audits qui vont avoir lieu. A ce sujet, Nathalie Kosciusko-Morizet a rappelé que la France allait bien se coordonner au niveau européen pour définir les critères des tests.

Mêmes normes d’audit

“Nous aurons les mêmes normes d’audit pour l’Europe. La procédure n’est pas encore mise en place. Il faudra qu’elle soit pluraliste, croisée, pour rendre compréhensible les résultats pour nos concitoyens”, a-t-elle déclaré.

La Commission européenne a indiqué, mardi 15 mars, que des critères communs entre les pays seraient déterminés pour tester la sûreté des centrales au sein de l’UE. Des experts indépendants devraient également être désignés par les 27.

La minstre de l’Ecologie a également indiqué que le premier territoire d’Outre-Mer touché par les rejets de la centrales nucléaires de Fukushima pourrait être Saint-Pierre-et-Miquelon. « La question n’est pas seulement la distance, mais aussi le régime des vents », a indiqué Nathalie Kosciusko-Morizet.

Cette île n’est en effet pas le territoire français d’Outre-Mer le plus proche du Japon. “Il pourrait, en petite proportion, y avoir des retombées en France métropolitaine, mais qui ne déclencheraient pas de crise sanitaire”, a-t-elle ajouté.

Après l’Assemblée nationale, une réunion sur l’accident nucléaire de Fukushima a eu lieu à l’Elysée, en présence du chef du gouvernement  16 mars, une réunion sur le nucléaire a également eu lieu à l’Elysée en présence  chef du gouvernement François Fillon et d’Eric Besson et Nathalie Koscuisko-Morizet mais également de la ministre de l’Économie, Christine Lagarde. 

« La France a fait le choix de l’énergie nucléaire, qui constitue un élément essentiel de son indépendance énergétique et de la lutte contre les gaz à effet de serre. Ce choix a été indissociable d’un engagement sans faille pour assurer un très haut niveau de sûreté pour nos installations nucléaires. L’excellence technique, la rigueur, l’indépendance et la transparence de notre dispositif de sûreté sont reconnues mondialement. Je demeure aujourd’hui convaincu de la pertinence de ces choix », a déclaré le président français dans un communiqué

Il a également déclaré : « Les progrès en matière de sûreté doivent être permanents et nous devons prendre en compte le retour d’expérience des accidents. »

CALENDRIER :

  • Lundi 21 mars : Réunion extraordinaire des ministres de l’Energie à Bruxelles
  • Avril : Mise au point de critères commun pour évaluer la sûreté des centrales nucléaires en Europe. Nomination d’experts indépendants
  • Avril ou mai : Réunion des ministres de l’Energie et de l’Industrie du G20