Nucléaire : les projets des pays nordiques doivent être « à risques partagés », selon une société finlandaise

Selon la société énergétique publique finlandaise Fortum, les nouveaux projets d'énergie nucléaire dans les pays nordiques ne sont pas économiquement viables pour le moment en raison des prix bas et de la volatilité.

EURACTIV.com
Olkiluoto nuclear power plant
De gauche à droite : nouveaux réacteurs nucléaires OL3 EPR (Unité 3, Olkiluoto-3), OL2 (Unité 2) et OL1 (Unité 1) de la centrale nucléaire d'Olkiluoto à Olkiluoto, Eurajoki, Finlande, le 17 août 2017. [Antti Yrjonen/NurPhoto via Getty Images]

Selon la société énergétique publique finlandaise Fortum, les nouveaux projets d’énergie nucléaire dans les pays nordiques ne sont pas économiquement viables pour le moment en raison des prix bas et de la volatilité.

De tels projets d’énergie nucléaire pourraient être « gérables » s’ils étaient soutenus par une demande accrue des clients et un « cadre solide de partage des risques », a mentionné la société énergétique publique finlandaise Fortum lors de la publication d’une nouvelle étude de faisabilité sur l’énergie nucléaire. Celle-ci a explicitement noté les efforts du gouvernement suédois à titre d’exemple.

« Au cours des cinq à dix prochaines années, la demande dans les pays nordiques sera principalement satisfaite par de nouvelles centrales éoliennes terrestres et solaires, associées à des solutions de flexibilité et de stockage, ainsi que par l’extension de la durée de vie des centrales nucléaires existantes », a indiqué le dirigeant de Fortum, Markus Rauramo, dans le communiqué, faisant apparemment référence à la Finlande et à la Suède.

« De nouvelles centrales nucléaires pourraient fournir de nouvelles capacités aux pays nordiques [au] plus tôt dans la seconde moitié des années 2030, si les conditions du marché et la réglementation sont favorables », a-t-il ajouté.

L’étude complète de Fortum n’est pas accessible au public, mais des diapositives publiées lundi exhortent les décideurs politiques de l’UE à soutenir la capacité de production nucléaire de diverses manières, à commencer par la « pleine reconnaissance du nucléaire comme source d’énergie à faible émission de carbone, en particulier pour la production d’hydrogène propre ».

Le document appelle également à la simplification et à l’accélération du processus d’obtention des aides d’État. Il suggère aussi que la Banque européenne d’investissement (BEI) intervienne dans le financement de nouveaux réacteurs nucléaires et que des fonds européens tels qu’Invest EU et le Fonds pour une transition juste soient ainsi mobilisés pour de tels projets.