Nucléaire : les régulateurs européens pas d’accord sur les critères des tests

Réunis à Bruxelles pour convenir des modalités de test sur les centrales nucléaires européennes, les autorités des 27 États de l’UE en charge de la régulation ne sont pas tombées d’accord sur les critères d’évaluation.

EURACTIV.fr

Réunis à Bruxelles pour convenir des modalités de test sur les centrales nucléaires européennes, les autorités des 27 États de l’UE en charge de la régulation ne sont pas tombées d’accord sur les critères d’évaluation.

Les régulateurs européens en charge de la sûreté nucléaire ne sont pas parvenus à s’entendre, jeudi 12 mai, sur le champ et les modalités des tests de résistance à venir sur les 143 réacteurs de l’UE.

Ils sont convenus de se réunir à nouveau les 19 et 20 mai prochain à Prague, où ils devront notamment résoudre leur différend sur la manière de prendre en compte la menace terroriste dans l’exercice.

Le commissaire à l’Energie, Gunther Öttinger, souhaite que ce critères figure aux côtés du risque de catastrophe naturelle. Mais plusieurs pays, dont la France, estiment que cette menace ne peut être gérée par les régulateurs nucléaires dans la mesure où il s’agit d’une question de défense nationale.

« Le contenu est le plus important »

« Le contenu est plus important que le calendrier. Le public attend des ’stress tests’ couvrant un large éventail de risques et de questions de sécurité. C’est ce à quoi nous travaillons », a déclaré le commissaire allemand dans un communiqué à l’issue de la réunion.

Celle-ci intervenait près de deux mois après que les dirigeants des Vingt-Sept aient endossé le principe de ces tests afin de tirer les conséquences de l’accident en cours dans la centrale japonaise de Fukushima.

Ces tests sont organisés sur une base volontaire et il reviendra in fine aux États membres d’en tirer les conséquences, comme la fermeture d’une centrale par exemple.

Ces tests européens seront effectués en plus des tests réalisés par chacun des États membres. Une première série d’audit a commencé le 5 mai sur les centrales nuclaires françaises. Les résultats sont attendus fin 2011.