Orbán attaque la Cour européenne des droits de l'homme
Le Premier ministre hongrois a qualifié l’immigration de « cheval de Troie du terrorisme », accusant la Cour européenne des droits de l'homme de créer un appel d'air avec des décisions favorables aux migrants.
Le Premier ministre hongrois a qualifié l’immigration de « cheval de Troie du terrorisme », accusant la Cour européenne des droits de l’homme de créer un appel d’air avec des décisions favorables aux migrants.
La Cour européenne des droits de l’homme a besoin d’une réforme urgente, car certaines de ses décisions représentent une « menace à la sécurité de la population européenne et une invitation pour les migrants », affirmé le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, lors du congrès du PPE à Malte.
En février, la Cour a ordonné à la Hongrie d’indemniser deux réfugiés à hauteur de milliers d’euros pour les avoir détenus dans une zone de transit frontalière.
Pour le Premier ministre, qui s’est illustré ces dernières années par ses positions extrêmes sur l’immigration, le monde libéral et politiquement correct dans lequel nous vivons « est incapable d’identifier et de comprendre les vrais dangers de l’immigration ».
La gauche est « fatale » pour l’Europe
Viktor Orbán s’en est également pris à la gauche européenne, l’accusant de vouloir accueillir des millions de musulmans. « Ils veulent imposer des règles bureaucratiques sur notre marché du travail, augmenter les impôts et…construire un socialisme en Europe. »
Selon lui, un tel scénario serait « fatal », étant donné que les Européens perdraient leur identité chrétienne, leur compétitivité et l’espoir du plein-emploi.
Lors de son discours, Viktor Orbán a promis de mener un combat intellectuel et politique contre la gauche. « Nous sommes le PPE. Nous ne devrions pas nous laisser intimider par les hommes de gauche qui nous accusent d’être des populistes », martèle-t-il sous les applaudissements.
« Je comprends que la gauche nous mette une pression idéologique afin de nous faire culpabiliser pour les croisades […] mais cette politique de gauche, intellectuellement parlant, désarme l’Europe face à l’immigration », souligne-t-il.
Protection totale des frontières
Le dirigeant hongrois a estimé que les frontières européennes doivent être totalement contrôlées. « Ne croyez pas ceux qui disent que ce n’est pas possible. En Hongrie, nous protégeons nos frontières sans le soutien de l’UE », a-t-il scandé en se référant au Premier ministre grec, Alexis Tsipras, d’après qui les frontières maritimes sont difficiles à contrôler.
Interrogé sur son soutien aux positions de Viktor Orbán sur l’immigration, le PPE n’a pas répondu.