Viktor Orbán qualifie l’extradition de Nicolás Maduro de « bonne nouvelle » pour la Hongrie
Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, s’est félicité de la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par le gouvernement américain, affirmant que cela ferait baisser les prix mondiaux du pétrole, ce qui serait bénéfique pour son pays.
« Les États-Unis et le Venezuela […] seront en mesure de répondre à 40 à 50 % de la demande mondiale en pétrole », a affirmé Viktor Orbán lors d’une conférence de presse de près de trois heures à Budapest lundi 5 janvier.
Cela aurait le pouvoir « d’influencer considérablement les prix mondiaux de l’énergie », a-t-il ajouté. « Je pense qu’il y a de fortes chances pour que, une fois le Venezuela sous contrôle, la situation sur le marché mondial de l’énergie soit plus favorable à la Hongrie, et c’est une bonne nouvelle. »
Interrogé pour savoir s’il considérait que la décision de l’administration Trump d’envoyer des troupes d’élite pour arrêter Nicolás Maduro samedi matin (3 janvier) était légale, Viktor Orbán a répondu que « bon nombre » de grandes puissances ne se conformaient plus au droit international.
« La position hongroise est que nous ne souhaitons pas prendre position sur le plan moral au niveau mondial concernant cette action. Nous examinons si cela est bon ou mauvais pour la Hongrie, et c’est bon pour la Hongrie. »
Le dirigeant hongrois, qui sera confronté au printemps prochain à l’élection générale la plus difficile depuis sa victoire écrasante en 2010 et qui entretient des relations étroites avec Moscou depuis son invasion de l’Ukraine, a consacré la majeure partie de la conférence de presse à sa campagne électorale.
Affirmant à plusieurs reprises que « l’ordre mondial libéral » était révolu, Viktor Orbán a réitéré son message de campagne central selon lequel seul un vote en faveur de son parti nationaliste, le Fidesz, permettrait à la Hongrie d’échapper à une guerre que « Bruxelles » préparait activement.