PAC : bientôt un partage des charges ? [FR]

Le soutien aux agriculteurs européens ne diminuera pas dans la Politique agricole commune (PAC) révisée d'après 2013, a déclaré un officiel de haut rang de l’unité agriculture de la Commission, mais une redistribution du partage des charges des subventions entre l’UE et les Etats membres individuels pourrait être envisagée.

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Le soutien aux agriculteurs européens ne diminuera pas dans la Politique agricole commune (PAC) révisée d’après 2013, a déclaré un officiel de haut rang de l’unité agriculture de la Commission, mais une redistribution du partage des charges des subventions entre l’UE et les Etats membres individuels pourrait être envisagée.

Il existe un futur pour une PAC forte et efficace, a déclaré Jean-Luc Demarty, le directeur général de l’unité agriculture et développement rural de la Commission, en réponse à ceux qui mettent en question la nécessité d’une politique agricole commune européenne.

S’exprimant mercredi (1er juillet) lors d’un évènement sur l’agriculture et le développement, M. Demarty a souligné que l’agriculture n’était pas une politique comme les autres. Il a prévenu que sans soutien, les agriculteurs européens iraient vers une production plus centralisée et intensive dans des endroits où les conditions sont les meilleures, causant des dommages à l’environnement et entraînant la désertification d’autres zones agricoles à travers l’Europe.

Alors qu’il a déclaré que les budgets agricoles étaient censés se réduire, des fonds communautaires substantiels pour le développement rural sont nécessaires, a-t-il indiqué.

Un filet de sécurité pour garantir le revenu des agriculteurs est aussi nécessaire, a mis en avant M. Demarty. Un tel filet de sécurité ne devrait pas, cependant, entraîner trop de distorsions et la charge financière des revenus garantis devrait être divisée entre l’UE et les 27 Etats membres, a-t-il ajouté.

Des différences dans le niveau de versements européens aux agriculteurs des anciens et nouveaux Etats membres ne peuvent pas être justifiées sur le long terme, a expliqué M. Demarty, suggérant une avancée vers un niveau moyen unique de paiement à travers les Etats membres de l’UE. L’actuel paiement direct moyen pour les agriculteurs est de 260 euros par hectare, mais selon M. Demarty, il ne sera pas possible de le conserver à ce niveau.

En plus du soutien aux revenus directs de la base commune européenne, les Etats membres devront alors compléter le reste, en tenant compte de la structure du salaire dans leurs économies nationales, dans le but d’éviter des distorsions dans les niveaux de revenus.

Nous avons besoin  d’un certain  niveau de partage des charges mais une contribution commune minimum de la part de l’UE est nécessaire ; autrement, des Etats membres vont juste faire ce qu’ils veulent, a déclaré M. Demarty.

Il a suggéré que les contributions des Etats membres au revenu pourraient être réalisées à travers la rémunération des agriculteurs pour la délivrance de produits publics ciblés, comme le protection de la biodiversité et du paysage culturel.

Le mois dernier, la commissaire à l’Agriculture Mariann Fischer Boel a déclaré que le concept de « biens publics dans l’agriculture » devraient être exploré tout en débattant de la réforme de la PAC, mais que cela devait d’abord être défini de manière adéquate (EURACTIV 03/06/09).