Plan climat américain : Josep Borrell déplore un « non respect » des règles du commerce international
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a estimé mardi que le plan américain de subventions vertes (IRA) « ne respecte pas » les règles du commerce international « sur de nombreux points », peu après la visite de la présidente de la Commission européenne à Washington.
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a estimé mardi (14 mars) que l’Inflation Reduction Act (IRA), le plan américain de subventions vertes, « ne respecte pas » les règles du commerce international « sur de nombreux points », peu après la visite de la présidente de la Commission européenne à Washington.
« Avec l’IRA (vaste plan américain sur le climat et contre l’inflation), les États-Unis ont mis sur pied l’une des politiques les plus protectionnistes depuis les années 30 », a-t-il souligné au cours d’un débat sur les relations transatlantiques au Parlement européen.
« Les solutions doivent toujours respecter les règles du commerce international, ce que nous avons toujours défendu, et il est clair que ce qui a été présenté par les États-Unis, sur de nombreux points, ne respecte pas » ces règles, a-t-il déploré.
« Les Américains ont recours à des subventions massives pour les industries renouvelables. Ce n’est pas le modèle des Européens (…) Nous devons éviter que les décisions américaines aient un effet qui nuise à nos intérêts », a-t-il averti.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s’est rendue à Washington le 10 mars pour une rencontre avec le président Joe Biden, au cours de laquelle un engagement a été pris d’éviter une concurrence délétère dans la course à la transition énergétique.
L’IRA est un énorme plan d’aides à la transition énergétique lancé par Joe Biden, soutenant sans complexe le « Made in America » notamment via des incitations fiscales à l’achat de véhicules électriques, et dont les industriels européens redoutent les effets.
Les deux dirigeants ont promis, dans un communiqué commun à la fin de leur rencontre, de « commencer immédiatement à négocier en vue d’un accord ciblé sur les métaux stratégiques » de la transition énergétique.
Interrogé par les élus européens, Josep Borrell a déclaré ne pas savoir si un tel accord verra le jour. « Il y a beaucoup à négocier », a-t-il commenté.