Plus de 3 500 cas de désinformation prorusse depuis 2015

L’UE a détecté plus de 3 500 cas de « désinformation prorusse » depuis 2015, date de lancement du groupe de travail East Stratcom, chargé de compiler et publier ces fausses informations. Un article d’Euroefe.

Euroefe
Federica Mogherini [EFE/Archivo]

L’UE a détecté plus de 3 500 cas de « désinformation prorusse » depuis 2015, date de lancement du groupe de travail East Stratcom, chargé de compiler et publier ces fausses informations. Un article d’Euroefe.

La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a expliqué que l’UE prenait « très au sérieux » ce problème, qui dans la plupart des cas, « discrédite et déforme les processus démocratiques, les politiques et les valeurs européennes ».

Federica Mogherini a indiqué que le groupe de travail manquait de données suffisantes pour déterminer correctement la véritable portée des activités de désinformation servant les intérêts du Kremlin dans les États membres. Elle a en effet rappelé que pour mener à bien son mandat, le groupe dépendait en grande partie de la coopération des pays européens.

Elle a également signalé qu’une des tâches du groupe était de « diffuser largement les résultats » de ce travail et que les exemples compilés étaient « à la disposition du public sur la base de données de son site Internet ».

La responsable italienne a expliqué que depuis sa création, le groupe de travail « a doublé ses effectifs et est aujourd’hui constitué de 14 membres ». Elle a ajouté que les experts qui travaillent à temps plein sur les questions liées à la désinformation étaient passés de un à trois.

Selon elle, le budget de l’UE pour 2018 prévoit de dédier 1,1 million d’euros pour essayer de contrecarrer la désinformation de manière systématique et efficace.

Une eurodéputée espagnole, Beatriz Becerra, a salué « la bonne volonté de Mogherini et le travail réalisé » mais regrette que « la haute représentante n’apporte pas d’information concrète sur l’ingérence russe dans le processus sécessionniste de la Catalogne ».

« La désinformation russe est une menace pour tous les pays de l’Union et pour l’Union elle-même. Le groupe de travail devrait étendre ses priorités pour éviter des cas comme celui des ingérences dans le référendum sur le Brexit, dans les élections françaises ou dans le putsch sécessionniste, cherchant à déstabiliser l’Europe », a-t-elle commenté.

Le groupe de travail chargé de contrecarrer la désinformation publie chaque semaine un récapitulatif dans lequel il analyse la manière dont les médias pro-Kremlin voient le monde et l’opinion des voix indépendantes russes.