Portugal : le gouvernement limoge les dirigeants de la compagnie aérienne TAP Air Portugal

Le gouvernement a démis de leurs fonctions le président du conseil d’administration et la directrice générale de la compagnie aérienne nationale TAP, suite à un rapport de l’Inspection générale des finances concernant le départ de l’ex secrétaire d’État au Trésor de la société.

/ Lusa Portugal
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M. Medina, qui s’exprimait lundi (6 mars) à Lisbonne lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre des Infrastructures João Galamba, a également précisé qu’« il n’y aura pas de versement d’indemnités » en faveur des dirigeants sortants. [Shutterstock/Route66]

Le gouvernement a démis de leurs fonctions le président du conseil d’administration et la directrice générale de la compagnie aérienne nationale TAP, Manuel Beja et Christine Ourmières-Widener. Cette décision intervient après un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) concernant le départ d’Alexandra Reis, ex-membre du conseil d’administration de la compagnie, a annoncé le ministre des Finances, Fernando Medina.

En effet, Alexandra Reis, qui a démissionné en décembre dernier du poste de secrétaire d’État au Trésor du Portugal, s’était récemment retrouvée au cœur d’une polémique portant sur l’indemnité de départ qu’elle a touchée en quittant ses fonctions à la direction de la compagnie aérienne TAP.

M. Medina, qui s’exprimait lundi (6 mars) à Lisbonne lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre des Infrastructures João Galamba, a également précisé qu’« il n’y aura pas de versement d’indemnités » en faveur des dirigeants sortants.

Pour les remplacer, Luís Rodrigues, qui était jusqu’à présent PDG de la compagnie aérienne açoréenne SATA, a été choisi pour prendre le poste de président-directeur général de la compagnie TAP, a indiqué M. Galamba. Il a également ajouté que le reste du comité exécutif de la TAP, actuellement en fonction, resterait inchangé.

« En s’attaquant aux problèmes frontalement et de manière globale, comme nous le faisons, j’ai l’entière conviction que la TAP poursuivra avec succès la voie de sa viabilité future, qui passera par la privatisation d’une partie de son capital », a-t-il précisé.

Mme Reis avait pris ses fonctions de secrétaire d’État au Trésor en décembre, alors qu’une controverse avait éclaté au sujet de la compensation de 500  000 euros qu’elle avait reçue en quittant la compagnie aérienne publique.

Dans une déclaration écrite envoyée au partenaire d’EURACTIV Lusa ce mois-là, Mme Reis avait déclaré l’accord de cessation de ses fonctions « d’administratrice des sociétés de la TAP » et la révocation de son « contrat de travail avec TAP S.A. », tous deux demandés par la société TAP.

De même, sa communication publique a été convenue entre les équipes juridiques des deux parties, mandatées pour assurer l’adoption des meilleures pratiques et le strict respect de tous les principes juridiques.

Selon l’audit de l’IGF publié lundi (6 mars), Mme Reis devra restituer 450 110,26 euros à la TAP.

Indépendamment du fait que Mme Reis ait quitté l’entreprise par « démission ou licenciement pour simple convenance », elle « devra restituer à la TAP les sommes qu’elle a perçues à la suite de la cessation de ses fonctions de directrice, qui s’élèvent à 443 500 €, auxquelles il convient d’ajouter au moins 6 610,26 €, correspondant à des avantages en nature ».