Le Portugal entend mettre un terme à la diffusion de contenus à caractère terroriste en ligne

Parmi ses priorités, la présidence tournante portugaise vise à conclure le processus législatif qui permettra d'éradiquer tout contenu à caractère terroriste sur le web en une heure seulement, a déclaré le ministre portugais de l'Intérieur.

Lusa Portugal
En marge des cérémonies organisées dans le cadre de la Journée d’hommage aux victimes du terrorisme, M. Cabrita a indiqué que la lutte contre ce fléau était « un problème commun » pour tous les États membres et que la présidence portugaise avait fixé des priorités bien précises à ce sujet. EPA-EFE/ANTONIO PEDRO SANTOS [[EPA-EFE/ANTONIO PEDRO SANTOS]]

L’une des priorités de la présidence tournante portugaise vise à conclure le processus législatif qui permettra d’éradiquer tout contenu à caractère terroriste sur le web en une heure seulement, a déclaré le ministre portugais de l’Intérieur Eduardo Cabrita à Madrid jeudi (11 mars).

En marge des cérémonies organisées dans le cadre de la Journée d’hommage aux victimes du terrorisme, M. Cabrita a indiqué que la lutte contre ce fléau était « un problème commun » pour tous les États membres et que la présidence portugaise avait fixé des priorités bien précises à ce sujet.

Même si le pays n’a pas été la cible d’attaque terroriste, la lutte contre le terrorisme demeure une problématique commune pour Lisbonne en raison de la responsabilité européenne qui lui incombe à la tête du Conseil de l’UE, a fait savoir le ministre.

Il sera donc nécessaire de travailler main dans la main avec les autres États membres, conformément à la stratégie européenne de lutte contre le terrorisme.

En outre, les autorités portugaises prévoient de prolonger le débat sur le nouveau mandat d’Europol, afin de renforcer la coordination de l’organisation avec les forces de police nationales.

L’Office européen de police (Europol) est l’agence répressive de l’UE. Sa mission est de contribuer à rendre l’Europe plus sûre et à aider les services répressifs dans les États membres de l’UE.

Les victimes du terrorisme ont été commémorées au fil de plusieurs cérémonies d’hommage à Madrid jeudi (11 mars). Il y a 17 ans, la ville a été le théâtre d’une des attaques les plus meurtrières de l’histoire, lors de laquelle 193 personnes ont perdu la vie.

« Nous devons nous montrer résilients [dans la lutte contre le terrorisme] sans devenir une forteresse de sécurité », a poursuivi M. Cabrita.

La famille royale espagnole a rendu hommage aux victimes du terrorisme au cours de cette journée nationale, commémorée le 11 mars chaque année par le Parlement européen depuis le massacre djihadiste à Madrid en 2004.

Le 11 mars 2004, des assaillants ont coordonné plusieurs attaques dans la capitale espagnole, prenant pour cible son système ferroviaire, trois jours seulement avant les élections législatives du pays.

Les explosions avaient fait 193 victimes et 2 050 blessés. L’enquête officielle réalisée par le ministère de la Justice avait conclu qu’une cellule terroriste, inspirée par Al-Qaïda, était à l’origine des attaques bien que l’organisation elle-même n’ait pas été directement impliquée.