Présidence belge de l'UE : Alexander De Croo veut parvenir à la signature du pacte européen sur la migration
Les règles en matière d’immigration ne sont satisfaisantes ni pour les migrants, livrés aux mains des trafiquants, ni pour les pays d’accueil, confrontés à des afflux importants, a expliqué le Premier ministre belge, qui souhaite que le pacte sur la migration soit conclu sous la présidence belge du Conseil de l’UE.
Les règles en matière d’immigration ne sont satisfaisantes ni pour les migrants, livrés aux mains des trafiquants, ni pour les pays d’accueil, confrontés à des afflux importants, a expliqué le Premier ministre belge Alexander De Croo, qui souhaite que le pacte sur la migration soit conclu sous la présidence belge du Conseil de l’UE.
Énergie, crise migratoire, Ukraine… Lors de son discours à la 78e édition de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef du gouvernement belge M. De Croo (Open VLD, Renew) a abordé plusieurs grandes lignes de la présidence belge de l’Union européenne, qui doit s’ouvrir le 1er janvier 2024.
Il a notamment déclaré vouloir mettre en place une production industrielle plus verte, « une production propre bien sûr, mais également une chimie verte, une production d’acier elle aussi verte, des chantiers verts », qui sera l’une des nouvelles priorités de la présidence belge de l’Union européenne.
Pour le Premier ministre, la crise climatique est le « principal élément perturbateur de nos sociétés », et a pour conséquence que « des jeunes fuient en masse leur pays ».
Alexander De Croo a dénoncé le modèle de migration actuel, fondé selon lui sur « la chance des migrants » et qui « donne tous les leviers de contrôle aux trafiquants ». Il a ajouté que ce modèle ne bénéficie à personne, ni aux pays du sud, qui se retrouvent privés de leur ressource économique principale, ni aux pays européens d’accueil, qui « sont confrontés à des afflux qu’ils ne peuvent pas gérer ».
Il a alors appelé à reconstruire un nouveau modèle de migration, et espère parvenir à la signature d’un nouveau pacte européen sous la présidence belge de l’Union européenne. Autrement dit, avant la fin juin 2024. Ce pacte veillerait à ce que « chaque pays de l’UE fasse ce qui lui incombe », mais aussi à « renforcer nos frontières communes ».
Développement économique
Le Premier ministre a également déclaré vouloir lutter contre les principales causes de la migration, à savoir « la pauvreté et le manque de possibilités économiques », en développant les partenariats internationaux « entre l’Europe et les pays de transit d’origine de partenariats ». Selon le Premier ministre, de tels accords permettent de « construire des institutions plus fortes, de créer des droits qui sont les mêmes pour tous et pas seulement pour une poignée de personnes ou la classe dirigeante ».
Le Premier ministre entend également proposer des moyens de passage légaux. « Régler le problème de la migration, cela suppose la création de moyens juridiques, légaux, d’aller en Europe, par le biais de programmes de recherche de talents, d’éducation, pour renforcer les sociétés des pays d’accueil », a-t-il ajouté.