Quand le président du Parlement se fait usurper son identité

En Pologne, l’identité du président du Parlement européen a été utilisée afin de détourner les fonds d’une transaction financière entre l’État et un énergéticien privé.

EURACTIV.fr

En Pologne, l’identité du président du Parlement européen a été utilisée afin de détourner les fonds d’une transaction financière entre l’État et un énergéticien privé.

EN BREF :

Jerzy Buzek impliqué dans une tentative de fraude à son insu! En Pologne, une femme aurait utilisé le nom du président du Parlement européen (PE), afin de détourner les fonds d’une transaction commerciale entre l’État polonais et une société privée. La tentative d’escroquerie s’est portée sur la vente de 51% du capital du troisième groupe polonais d’énergie, Enea.

« Il s’agit d’une provocation inouïe qui doit être élucidée », a affirmé Jerzy Buzek. Le président du PE, qui a pris l’initiative de signaler la fraude, a saisi la justice polonaise. Le parquet régional de Poznan a ouvert une enquête et tente d’élucider cette affaire.

« Il faut établir qui s’était fait passer pour l’un de mes collaborateurs et collectait des fonds en mon nom, et pourquoi », a-t-il déclaré à la radio privée Radio Zet cité par l’AFP. Je n’ai jamais délégué à personne ce genre de pouvoirs », a ajouté M. Buzek.

Selon la presse polonaise, une femme aurait appelé, il y a quelques semaines, la holding du milliardaire polonais Jan Kulczyk en se faisant passer pour la conseillère de Jerzy Buzek. Elle aurait confirmé la transaction avec le groupe et demandé le versement d’une somme d’argent sur le compte d’une organisation caritative.

Le groupe polonais était en négociations exclusives avec le ministère du Trésor pour l’achat d’Enea. Il a aujourd’hui perdu cette exclusivité. Ses concurrents, dont GDF-Suez, sont de nouveau conviés à la table de négociations.