Remaniement ministériel en République tchèque

Le président tchèque, Vaclav Klaus, a nommé deux nouveaux ministres hier (21 avril) dans le cadre d'un remaniement ministériel suite au scandale de corruption qui a manqué de faire tomber le gouvernement.

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Le président tchèque, Vaclav Klaus, a nommé deux nouveaux ministres hier (21 avril) dans le cadre d'un remaniement ministériel suite au scandale de corruption qui a manqué de faire tomber le gouvernement.

Ce remaniement, décidé par les trois partis de la coalition de centre-droit lundi, a permis au gouvernement d'aller de l'avant en élaborant des réformes sur les pensions et le budget, mais des désaccords pourraient bien resurgir entre les partis.

Le gouvernement devrait à présent survivre à une motion de censure demandée par l'opposition de gauche suite aux accusations concernant l'implication du partenaire minoritaire de la coalition, le parti Affaires publiques, dans une affaire de corruption et d'espionnage.

M. Klaus a promu Radek Smerda, ministre des tranports adjoint, pour qu'il dirige le ministère après le départ de Vit Barta, leader d'Affaires publiques et figure phare du scandale.

Jan Kubice, ancien inspecteur de police, fut nommé ministre de l'intérieur et a donc remplacé Radek John d'Affaires publiques.

« Je pense qu'à ce moment-là, par ces nominations, un point final a été apporté à la crise », a déclaré M. Klaus.

Mais des tensions persistent au sein de la coalition, le parti centriste Affaires publiques affirmant que leur soutien au gouvernement dépend d'un accord sur des réformes et d'autres changements au gouvernement.

Le premier ministre, Petr Necas, avait initialement demandé le départ de tous les ministres d'Affaires publiques qui avaient un lien avec la société de sécurité ABL, anciennement détenue par M. Barta.

ABL était au centre de la crise du gouvernement suite à des accusations selon lesquelles elle avait un projet complet pour qu'Affaire publiques gagne du pouvoir politique afin d’aider l'entreprise.

M. Barta a affirmé vouloir revenir au gouvernement une fois qu'il aurait été blanchi de ces accusations mais M. Necas a déclaré que cela restait « hypothétique ».

Sans Affaires publiques, le gouvernement perdrait sa majorité au parlement. Il détient aujourd'hui 115 sièges au sein de la chambre basse qui en compte 200 et 21 d'entre eux sont détenus par des législateurs d'Affaires publiques.

Les marchés financiers ont quant à eux fait fi du conflit. En effet, avec une dette publique inférieure à la moitié de la moyenne de l'Union européenne, le pays de 10,5 millions d'habitants a la réputation de disposer d'une des meilleures économies anciennement communistes.

Les syndicats ont déclaré jeudi qu'ils protesteraient contre les réformes du gouvernement vouées à équilibrer le budget d'ici 2016.

Les conflits internes de la coalition et les réformes budgétaires impopulaires ont largement entaché la popularité du gouvernement, ce qui l'a encouragé à rester uni pour éviter des élections anticipées.

Un sondage d'opinion réalisé par l'agence STEM début avril, juste avant le scandale impliquant Affaires publiques, révélait que la coalition ne remporterait que 80 sièges à la chambre basse si des élections devaient avoir lieu aujourd'hui.

 (EURACTIV avec Reuters. Article traduit de l'anglais par EURACTIV)