Revue de presse : l'avenir du processus de ratification... et de l'UE [FR]

La presse européenne souligne l'ampleur des conséquences du rejet de la Constitution européenne par l'électorat français. EURACTIV a regroupé ici quelques-unes des analyses les plus intéressantes lues dans les grands quotidiens du continent.

La presse européenne souligne l’ampleur des conséquences du rejet de la Constitution européenne par l’électorat français. EURACTIV a regroupé ici quelques-unes des analyses les plus intéressantes lues dans les grands quotidiens du continent.

Le choc provoqué par le résultat du référendum français est tel que les dirigeants européens ne pourront prétendre poursuivre sur la voie actuelle comme si rien ne s’était passé le 29 mai, ou comme si le vote des Français ne faisait que refléter des frustrations exclusivement liées à la situation politico-économique hexagonale. Le « non » français oblige l’UE à se poser les questions suivantes : 

  • Le processus de ratification doit-il être mené à bien ? (Plusieurs pays vont certainement être amenés à s’interroger sur la pertinence de référendums destinés à ratifer une Constitution en situation de mort clinique) ; 
  • Quel va être l’impact du scrutin français sur les référendums à venir (au premier rang desquels le référendum néerlandais, organisé mercredi 1er juin) ? Les partisans du « oui » vont-ils abandonner tout espoir, ou au contraire se mobiliser avec une vigueur nouvelle ? 
  • Qu’en est-il aujourd’hui de l’influence de la France au sein de l’UE ? Paris va-t-il se retrancher dans une posture plus « insulaire », tournée vers la défense de ses seuls intérêts nationaux ? 
  • Quel va être l’impact de cette crise sur les décisions susceptibles d’être prises au niveau européen dans le courant des 12 prochains mois (perspectives financières, REACH, directive sur les services, réchauffement climatique, agenda de Lisbonne) ?
  • Une ombre plane-t-elle sur les futurs élargissements (Croatie, Turquie, Bosnie-Herzégovine, Serbie) ? Comme l’admettait hier soir Jean-Claude Juncker, il semble que l’UE se soit montrée incapable d’expliquer clairement à ses concitoyens les conséquences positives de la dernière vague d’élargissement.  
  • L’UE va-t-elle enfin avoir un débat sérieux sur son avenir ? 
  • L’éventuelle arrivée au pouvoir de nouveaux dirigeants dans les trois grands Etats membres de l’Union (Merkel en Allemagne, Sarkozy en France, Brown au Royaume-Uni) serait-elle de nature à relancer la coopération au niveau européen ? 
  • La France et l’Allemagne auront-elles la volonté (et seront-elles en mesure) de prendre la tête d’un mouvement d’intégration plus poussée dans les domaines fiscal et social ?