Rome affirme clore un contentieux avec Bruxelles sur les concessions balnéaires

Le gouvernement italien a affirmé le 4 septembre dans la soirée avoir clos un contentieux avec Bruxelles concernant l’ouverture des concessions balnéaires à la concurrence, avec l’adoption d’un projet de loi réformant ce secteur, après des années d’inertie.

EURACTIV France avec AFP
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En Italie les concessions se transmettent dans la plus grande opacité de génération en génération, par renouvellement automatique, et selon certaines estimations l’État perçoit 115 millions d’euros par an de ce secteur qui génère 15 milliards d’euros. [EPA-EFE/CESARE ABBATE]

Le gouvernement italien a affirmé mercredi 4 septembre dans la soirée avoir clos un contentieux avec Bruxelles concernant l’ouverture des concessions balnéaires à la concurrence, avec l’adoption d’un projet de loi réformant ce secteur, après des années d’inertie.

En Italie les concessions se transmettent dans la plus grande opacité de génération en génération, par renouvellement automatique, et selon certaines estimations l’État perçoit 115 millions d’euros par an de ce secteur qui génère 15 milliards d’euros.

Excédée devant l’inertie des divers gouvernements italiens, la Commission européenne a ouvert une procédure d’infraction envers Rome.

« La collaboration entre Rome et Bruxelles a permis de trouver un point d’équilibre entre la nécessité d’ouvrir le marché des concessions et la possibilité de protéger les attentes légitimes des actuels concessionnaires », assure le gouvernement italien dans un communiqué.

La réforme des concessions balnéaires prévoit désormais que ces dernières seront valables jusqu’en septembre 2027 avec l’obligation de lancer les appels d’offres pour les nouvelles concessions au plus tard en juin de la même année.

Les nouvelles concessions auront une durée de 5 à 20 ans pour permettre au nouveau concessionnaire d’amortir ses investissements.

Il reviendra éventuellement au nouveau concessionnaire de rembourser le concessionnaire sortant pour la partie des investissements effectués qui n’aurait pas été amortie.

Les concessions actuelles ont expiré le 31 décembre 2023, sur décision du Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative italienne.

Les partisans du statu quo faisaient valoir que l’ouverture à la concurrence déroulerait le tapis rouge à des multinationales étrangères, ce qui entraînerait une hausse des prix et une dilution de l’« italianité » du secteur.

D’autres évoquaient le risque d’infiltration de la mafia.