Royaume-Uni : les ventes de voitures au plus bas en 30 ans

Les ventes de nouvelles voitures au Royaume-Uni ont plongé à leur plus bas niveau depuis 30 ans en 2022, à cause de pénuries de pièces détachées et des problèmes chaîne d'approvisionnement, selon l'organisation sectorielle SMMT.

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La SMMT attribue ce recul à un retard de production des fabricants à cause des problèmes de chaînes d'approvisionnement notamment en matière de semi-conducteurs, et à cause des confinements dus au coronavirus en Chine. [Jasen Wright/Shutterstock]

Les ventes de nouvelles voitures au Royaume-Uni ont plongé à leur plus bas niveau depuis 30 ans en 2022, à cause de pénuries de pièces détachées et des problèmes chaîne d’approvisionnement, selon l’organisation sectorielle Society of Motor Manufacturers and Traders (SMMT).

Environ 1,61 million de nouvelles voitures ont été immatriculées au Royaume-Uni l’an dernier, 2 % de moins qu’en 2021, selon des chiffres préliminaires publiés mercredi par la SMMT, soit le chiffre le plus bas depuis 1992, et 25 % de moins qu’avant la pandémie.

La SMMT attribue ce recul à un retard de production des fabricants à cause des problèmes de chaînes d’approvisionnement notamment en matière de semi-conducteurs, et à cause des confinements dus au coronavirus en Chine.

Malgré le recul des ventes, le Royaume-Uni redevient le deuxième marché automobile en Europe, précise la SMMT.

Le mois de décembre marque toutefois le 5ème mois d’affilée de rebond des ventes automobiles (+18 % à 128 000 unités).

Et pour cette année, l’association de promotion sectorielle prévoit une augmentation de 15 % des nouvelles immatriculations.

Mike Hawes, directeur général de la SMMT, a estimé que 2022 avait été « une année très difficile ». Mais il y a selon lui des signes que les problèmes de chaîne d’approvisionnement commencent à s’atténuer.

Vu le manque de pièces détachées, les fabricants se sont focalisés sur les véhicules à zéro émission de CO2, précise la SMMT.

Sur le seul mois de décembre, les voitures électriques atteignent ainsi leur plus grosse part de marché jamais enregistrée, à quasi 33 %.

Sur l’année entière, elles atteignent 17 %, dépassant les voitures à moteur diesel pour la première fois et devenant la deuxième catégorie de voitures la plus vendue après les véhicules à essence.

C’est, pour l’association écologiste Greenpeace, un signe que « nous commençons à prendre la crise climatique au sérieux ».