Sarkozy ouvre les portes à la réforme de la PAC [FR]

Le Président Nicolas Sarkozy a montré son empressement à commencer la discussion sur une modernisation majeure de la Politique Agricole Commune européenne (PAC), faisant allusion à un passage du système des subventions vers la garantie de prix plus haut sur le marché.

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Le Président Nicolas Sarkozy a montré son empressement à commencer la discussion sur une modernisation majeure de la Politique Agricole Commune européenne (PAC), faisant allusion à un passage du système des subventions vers la garantie de prix plus haut sur le marché.

Dans son premier ‘discours-programme’ sur l’agriculture, le Président Français a tendu les bras à la population rurale de la France, dont une grande partie ne fait pas confiance au chef de l’état citadin quand celui-ci en vient à l’agriculture. En particulier, beaucoup de Français du monde rural pensent que Sarkozy risque d’adopter une attitude plus souple envers l’UE et l’OMC que ses prédécesseurs qui ont toujours défendu les dépenses d’importantes sommes d’argent de l’UE pour les subventions agricoles. 

Lors d’un discours au salon de l’élevage à Rennes, la capitale régionale de la Bretagne en grande partie rurale, Sarkozy a tenté d’écarter ces anxiétés en soulignant qu’il partageait les valeurs de son audience : « Ce n’est pas parce qu’on est urbain qu’on n’est pas capable d’être à l’écoute du monde agricole. Les valeurs qui sont les vôtres, ces valeurs qui irriguent en profondeur la société française, (…) je les partage au plus haut degré. »

En même temps, Sarkozy a insisté sur la nécessité d’une réforme. Il a annoncé le début de discussions pendant la Présidence Française de l’UE, dans la seconde moitié de 2008. Sarkozy a argumenté en faveur de prix plus élevés sur le marché plutôt que des subventions : « Je veux porter une nouvelle ambition pour ce secteur que j’estime stratégique. (…) Je veux une nouvelle PAC. » Il a clairement indiqué le moment auquel les réformes devrait avoir lieu : « La PAC telle qu’elle existe aujourd’hui ne peut répondre aux défis de l’après 2013. » Sarkozy est élu pour une période de cinq ans, jusqu’à 2012. 

C’est seulement avec réticence que la France avait accepté de soumettre la PAC à un ‘bilan de santé’, prévu fin 2008. Sarkozy a argumenté en faveur de prix plus haut sur le marché à la place de subventions : « Je veux que nos agriculteurs puissent vivre des prix de leurs produits. » Il a cependant ajouté que les montants des dépenses ne pouvaient pas être radicalement diminués : « La PAC doit être établie selon un principe indiscutable de préférence communautaire, qui recouvre des objectifs rénovés, des outils et un budget ambitieux. » Une partie des dépenses devrait servir à « stabiliser les marchés », a déclaré Sarkozy. 

Sarkozy a promis que la France tiendrait sa position à l’Organisation Mondiale du Commerce: « On ne peut plus continuer à imposer à nos entreprises agricoles le dumping environnemental, le dumping social, le dumping fiscal et le dumping monétaire. »