Sommet de l’OTAN : « Nous ne sommes pas en guerre avec la Russie », souligne le Premier ministre belge
« Nous soutenons l’Ukraine […], mais nous ne sommes pas en guerre avec la Russie », a déclaré le Premier ministre belge Alexander De Croo mercredi (12 juillet), lors de la deuxième journée du sommet de l’OTAN à Vilnius.
« Nous soutenons pleinement l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie, mais nous ne devons pas devenir nous-mêmes partie prenante. Nous ne sommes pas en guerre avec la Russie », a déclaré le Premier ministre belge Alexander De Croo mercredi (12 juillet), lors de la deuxième journée du sommet de l’OTAN à Vilnius.
Depuis que la Russie a lancé son offensive en Ukraine l’année dernière, les pays de l’OTAN maintiennent un « équilibre délicat » entre la nécessité d’aider Kiev et celle de ne pas s’impliquer dans la guerre, a souligné M. De Croo, dans des propos rapportés par l’agence de presse Belga.
Si l’Alliance devait entrer en guerre avec Moscou, ce ne serait pas une bonne chose « pour notre sécurité » et « pour l’Ukraine », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre belge a fait ces observations après avoir rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky mardi (11 juillet) soir.
Au cours de cette rencontre, M. Zelensky a déclaré qu’il était très reconnaissant envers les pays de l’OTAN pour le soutien qu’ils apportent à son pays, a précisé M. De Croo.
« Ce soutien est beaucoup plus large que nous ne l’avions imaginé. Lorsqu’il [Volodymyr Zelensky] a demandé des chars, notre première réaction a été de ne pas être convaincus. Lorsqu’il a demandé des [avions de chasse] F-16, nous ne l’étions pas non plus. Mais il a réussi à nous convaincre », se souvient-il.
Garanties de sécurité et adhésion
Des garanties de sécurité supplémentaires pour l’Ukraine ont été présentées lors du sommet de l’OTAN (11-12 juillet), y compris par les pays du G7.
M. Zelensky assistait au sommet des alliés, où il a rencontré plusieurs dirigeants mondiaux. Mercredi, il a également participé à la première session du nouveau Conseil OTAN-Ukraine.
Ce Conseil donnera à l’Ukraine « la certitude institutionnelle nécessaire », a tweeté le chef d’État ukrainien avant la session. « Il est important pour nous que le Conseil OTAN-Ukraine soit un instrument d’intégration, et pas seulement de partenariat », a-t-il poursuivi.
« Alors que nous sommes sur la voie de l’adhésion à l’OTAN, l’Ukraine a besoin de garanties de sécurité efficaces sur le chemin qui mène à l’Alliance. Nous disposons désormais d’un ensemble approprié de garanties […] », a-t-il déclaré, reconnaissant que son pays « ne peut pas devenir membre de l’OTAN tant que la guerre se poursuit », comme l’avaient précédemment annoncé les alliés.
Bien que l’Ukraine ne soit pas membre de l’OTAN ou de l’UE, « dans les faits, dans la manière dont nous traitons avec elle, nous n’en sommes plus très loin », a déclaré M. De Croo. « Sa ligne avec les pays de l’OTAN est très directe et c’est une bonne chose. »
En outre, M. De Croo a déclaré que la Belgique étudierait les moyens dont elle dispose pour participer aux différents programmes militaires mis en place et qui devraient aider Kiev à atteindre la paix. Un objectif qui conduira à « l’ultime garantie de sécurité, qui est de faire partie de l’OTAN ». Kiev deviendrait alors le 33e membre de l’Alliance.
Cependant, en amont du sommet, le Premier ministre a confié à la presse que « les garanties de sécurité à court terme » étaient ce qui importait le plus à l’heure actuelle pour Kiev, non pas la perspective de devenir membre.
La Belgique a par ailleurs confirmé son soutien à l’Ukraine en participant à la formation des pilotes ukrainiens. Elle a rejoint la « Coalition F-16 », composée de 11 pays, à savoir les Pays-Bas, la Roumanie, le Danemark, le Royaume-Uni, la Belgique, la Pologne, le Luxembourg, le Canada, la Norvège, la Suède et le Portugal.
Dans un entretien accordé à L’Écho mardi, la ministre belge de la Défense, Ludivine Dedonder, a également déclaré que la Belgique participerait à la maintenance des avions de chasse. Cependant, la Belgique ne sera pas en mesure de livrer ces appareils, comme EURACTIV l’a rapporté plus tôt.
La ministre belge a indiqué que Kiev pouvait s’attendre à une première livraison de F-16 au début 2024.