Sommet européen : tous les regards se tournent vers la France
Un seul pays refuse d'accorder le statut d'observateur aux pays d'Europe de l'Est non membres de la zone euro dans le cadre du nouveau traité intergouvernemental (pacte budgétaire), ont confié des diplomates à EURACTIV. Les dirigeants européens se rencontreront lundi (30 janvier) pour se mettre d'accord sur des règles budgétaires plus strictes afin d'empêcher la zone euro de vivre de nouvelles crises.
Un seul pays refuse d'accorder le statut d'observateur aux pays d'Europe de l'Est non membres de la zone euro dans le cadre du nouveau traité intergouvernemental (pacte budgétaire), ont confié des diplomates à EURACTIV. Les dirigeants européens se rencontreront lundi (30 janvier) pour se mettre d'accord sur des règles budgétaires plus strictes afin d'empêcher la zone euro de vivre de nouvelles crises.
Aucun accord sur le statut des pays en dehors de la zone euro n'a été conclu au niveau ministériel en amont du sommet européen extraordinaire de ce lundi, ont déclaré à EURACTIV plusieurs diplomates.
Le sommet portera officiellement sur la croissance et l'emploi, mais il devrait également permettre aux dirigeants de s'accorder sur le nouveau traité intergouvernemental pour la stabilité budgétaire de la zone euro.
Même si certains « sherpas » débattaient encore des textes en question lors de la publication de cet article, plusieurs sources ont confirmé que seuls les chefs d'État et de gouvernement pourraient débloquer la situation.
Le président bulgare, Rossen Plevneliev, qui s'est rendu à Bruxelles pour la première fois hier (26 janvier), a déclaré à la presse que son pays soutenait la Pologne. Les Polonais ont lancé l'idée d'autoriser les pays en dehors de la zone euro souhaitant rejoindre l'union économique et monétaire à participer aux réunions de ceux qui partagent la monnaie unique.
Les pays en dehors de la zone euro ne sont toutefois pas tous d'accord. La Lituanie a par exemple d'ores et déjà officiellement annoncé qu'elle signerait le pacte budgétaire, une annonce confirmée par des diplomates lituaniens.
Mardi dernier, le ministre bulgare des finances, Simeon Djankov, a déclaré à Bruxelles que son pays souhaitait bénéficier du statut d'observateur du pacte budgétaire et qu'il avait obtenu le soutien de l'Allemagne à cet égard.
Des diplomates ont en effet confirmé que Berlin avait affiché son soutien à l'idée que les pays en dehors de la zone euro puissent assister aux réunions en qualité d'observateurs, dans la mesure où même s'ils ne votent pas, ces États se rangeront certainement souvent du côté de l'Allemagne.
Selon la dernière ébauche du pacte budgétaire, la France bénéficie d'une plus large capacité d'alliance que l'Allemagne, ont souligné des diplomates.
L'article 7 de ce texte met en place un système permettant de rejeter la proposition de la Commission de lancer une procédure de déficit excessif à la condition qu'elle soit rejetée par une majorité qualifiée.
Selon ces diplomates, la France pourrait « compter sur l'ensemble du Sud », laissant l'Allemagne dans une mauvaise posture.
Ils ont ajouté que la situation serait évaluée ce lundi, en misant sur le fait que l'Europe de l'Est puisse obtenir un statut de « participant/non votant ».