Standard and Poor’s pousse à la formation d’un gouvernement en Belgique
Moins de 24 heures après la dégradation de la note belge par l’agence de notation, les partis politiques qui négociaient depuis plus de 530 jours ont annoncé avoir trouvé un accord sur le budget 2012. Un gouvernement pourrait être en place prochainement.
Moins de 24 heures après la dégradation de la note belge par l’agence de notation, les partis politiques qui négociaient depuis plus de 530 jours ont annoncé avoir trouvé un accord sur le budget 2012. Un gouvernement pourrait être en place prochainement.
Une fois de plus, les agences de notation jouent le rôle d’arbitre de la politique européenne.
Equilibre en 2015
Vendredi 25 novembre au soir, Stardard & Poor’s a fait passer la note belge de AA+ à AA et provoqué la panique dans les états-majors des partis politiques flamands et francophones. Depuis le 13 juin 2010, ils se déchirent dans d’interminables négociations communautaires et socio-économiques en vue de former un gouvernement.
Les discussions bloquaient jusqu’à présent sur l’élaboration du budget 2012 et les économies à réaliser pour permettre de revenir à l’équilibre d’ici 2015. Cette instabilité politique est l’un des facteurs de la décision de Standard & Poor’s.
Depuis plusieurs jours, la Commission européenne aussi s’impatientait publiquement de l’enlisement de la situation alors que l’ensemble de la zone euro doit faire face à une crise de confiance sur les marchés.
Austérité aussi
Confrontée au risque de ne plus être capable de se financer, alors que les taux d’emprunt du pays naviguent déjà entre 5,5 et 6%, une réunion d’urgence a été convoquée. Et, dans la matinée du 26 novembre, les partis chrétiens-démocrates, libéraux et socialistes des deux communautés ont annoncé avoir trouvé un accord après 17h de tractations.
Comme beaucoup d’Européens, les Belges vont devoir se plier à l’austérité : augmentations de certaines taxes et réduction des dépenses publiques. La dette du pays avoisine les 100% du PIB.
Bientôt un gouvernement ?
Ce revirement de situation fait sauter un des derniers obstacles avant la formation d’un gouvernement après plus d’un an et demi de crise politique. Depuis le 26 avril 2010, le pays est dirigé par une équipe démissionnaire, censée agir de manière temporaire pour gérer les affaires courantes.
Le formateur socialiste francophone Elio di Rupo a annoncé dimanche 27 novembre qu’un gouvernement devrait être formé rapidement, entre une semaine et dix jours selon les commentateurs.
Presque 600 jours après la chute du précédent.