Sûreté nucléaire : l’ASN recommande des investissements massifs

Si les 79 installations nucléaires auditées par l’ASN affichent un niveau de sûreté ne justifiant pas d’arrêt immédiat, plusieurs milliards d’euros seront cependant nécessaires pour renforcer leur sûreté.

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Si les 79 installations nucléaires auditées par l’ASN affichent un niveau de sûreté ne justifiant pas d’arrêt immédiat, plusieurs milliards d’euros seront cependant nécessaires pour renforcer leur sûreté.

Ce mardi 3 janvier 2012, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a présenté son rapport sur les évaluations complémentaires de sûreté des installations nucléaires françaises ainsi que l’avis rendu au regard des résultats de ces audits réalisés suite à la catastrophe de Fukushima (Japon).

Les 58 réacteurs nucléaires en fonctionnement, l’EPR en construction à Flamanville (Manche) et 20 autres installations nucléaires jugées prioritaires sont les installations nucléaires visées par cette première étape de l’audit de sûreté. L’ensemble du processus de retour d’expérience « pourra prendre une dizaine d’années », rappelle l’ASN.

Aucun arrêt immédiat

Globalement, l’ASN juge « que les installations examinées présentent un niveau de sûreté suffisant pour qu’elle ne demande l’arrêt immédiat d’aucune d’entre elles », même si « la poursuite de leur exploitation nécessite d’augmenter dans les meilleurs délais, au-delà des marges de sûreté dont elles disposent déjà, leur robustesse face à des situations extrêmes ».

Pour André-Claude Lacoste, président de l’ASN, ce résultat est le fruit « du processus vertueux » mis en place en France via, notamment, les réexamens périodiques de sûreté.

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