Trois candidats pour la course à la tête du parti conservateur du Royaume-Uni

Trois candidats restent en lice dans la course à la direction du parti conservateur du Royaume-Uni après que Kemi Badenoch a été la dernière candidate éliminée. Les 357 députés conservateurs décideront des deux derniers mercredi (20 juillet).

EURACTIV.com
epa08840820 Britain’s Chancellor of the Exchequer Rishi Sunak leaves 11 Downing Street ahead of announcing his annual; spending review in Parliament London, Britain 25 November 2020. Sunak will unveil the government’s spending plans for the coming year. The Spending Review includes details on public sector pay, NHS funding and money for the devolved administrations in Northern Ireland, Scotland and Wales.  EPA-EFE/NEIL HALL
M. Sunak a promis de supprimer des centaines de lois européennes qui imposent des charges administratives aux entreprises, une promesse qui devrait plaire aux membres du parti conservateur. [EPA-EFE/NEIL HALL]

Trois candidats restent en lice dans la course à la direction du parti conservateur britanique après l’élimination de Kemi Badenoch. Les 357 députés conservateurs décideront du sort des candidats restants mercredi 20 juillet, ce qui marquera le début d’une campagne de six semaines pour obtenir le soutien des 150  000 membres du parti.

Alors que l’ancien chancelier Rishi Sunak n’a besoin que du soutien d’un député supplémentaire pour atteindre les 119 nécessaires pour le second tour, le candidat arrivé en deuxième position ne sera décidé que par une poignée de voix.

La ministre du Commerce, Penny Mordaunt, dispose désormais d’une avance serrée de 91 à 85 voix sur la ministre des Affaires étrangères, Liz Truss, dans la course pour devenir le candidat de la droite. Des deux, c’est Mme Truss qui est la plus proche de l’ancien Premier ministre, Boris Johnson, et les alliés de ce dernier font la promotion de la candidature de la ministre dans les journaux britanniques de droite.

M. Sunak a promis de supprimer des centaines de lois européennes qui imposent des charges administratives aux entreprises, une promesse qui devrait plaire aux membres du parti conservateur même si, en pratique, il est très peu probable qu’elle soit jamais mise en œuvre.

Parallèlement, les sondages réalisés auprès des membres du parti conservateur ont donné des résultats très différents, ce qui laisse présager une compétition ouverte sans favori clair. M. Sunak a cependant un avantage sur ses rivaux en termes de financement et d’organisation, ayant mis en place son équipe de campagne il y a plusieurs mois déjà.