Tensions commerciales : Donald Trump espère rencontrer la « fantastique » Ursula von der Leyen
Alors que le président américain a déclaré jeudi 8 mai espérer rencontrer la présidente de la Commission européenne, qu'il a qualifiée de « fantastique », celle-ci a déclaré qu'elle ne se rendrait à Washington que si un accord « concret » sur les droits de douane était sur la table.
Alors que le président américain Donald Trump a déclaré jeudi 8 mai espérer rencontrer la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qu’il a qualifiée de « fantastique », celle-ci a déclaré qu’elle ne se rendrait à Washington que si un accord « concret » sur les droits de douane était sur la table.
Interrogé dans le Bureau ovale sur les discussions avec les Vingt-Sept lors de l’annonce d’un accord avec le Royaume-Uni, Donald Trump s’est également dit persuadé que l’UE voulait « vraiment conclure un accord ». « Tout le monde veut conclure un accord avec les États-Unis », a-t-il ajouté, sans rentrer dans les détails.
Le même jour, la Commission européenne a menacé d’imposer des droits de douane sur près de 100 milliards d’euros d’exportations américaines en cas d’échec des négociations sur les droits de douane américains.
Le bloc est soumis à plusieurs barrières douanières mises en place par Donald Trump, notamment de 25 % sur l’acier, l’aluminium et les automobiles, et de 10 % pour la plupart des autres biens exportés.
« Je pense que nous nous rencontrerons certainement », a affirmé Donald Trump.
Cinq mois après le début de son second mandat à la Maison-Blanche, il ne s’est toujours pas entretenu officiellement avec Ursula von der Leyen. Les deux responsables politiques ont cependant convenu de le faire lors d’une brève discussion à Rome, à l’occasion des funérailles du pape François le mois dernier.
Peu habituée à cette tonalité de la part du locataire de la Maison-Blanche, qui ne cache pas son peu de goût pour l’Union européenne et ses institutions, la cheffe de l’exécutif européen a éclaté de rire lorsqu’elle a été interrogée sur ce qualificatif flatteur durant une conférence de presse à Bruxelles avec le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz.
« J’aime les compliments, de manière générale », a-t-elle répondu.
« J’ai eu de bonnes conversations avec le président Trump, par téléphone et lors des funérailles du pape, mais pour moi, l’important, si je vais à la Maison-Blanche, est d’avoir un paquet sur lequel discuter », a réagi la présidente de la Commission.
Ursula von der Leyen a réaffirmé l’engagement de Bruxelles à rechercher un accord commercial « mutuellement avantageux » avec Washington, y compris un éventuel accord sur les produits industriels qui éliminerait les droits de douane sur les voitures, les produits chimiques et les machines.
Donald Trump avait déjà manifesté son intérêt pour un accord commercial avec l’UE lors d’une visite de la Première ministre italienne Giorgia Meloni mi-avril.
« Bien sûr qu’il y aura un accord commercial », a-t-il déclaré avant de déjeuner avec la dirigeante d’extrême droite. « Ils [l’UE] veulent vraiment, vraiment en conclure un… Je m’y attends […], ce sera un accord équitable. »
[Édité par Anne-Sophie Gayet]