Un Luxembourgeois rejoint la BCE suite à un accord avec l’Espagne

Le Luxembourg a remporté une victoire hier soir (9 juillet) lorsque les ministres de la zone euro ont décidé que le premier ministre du pays, Jean-Claude Juncker, devrait continuer à diriger l’Eurogroupe, alors que son compatriote Yves Mersch devrait rejoindre le directoire de la Banque centrale européenne.

EURACTIV.com
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Le Luxembourg a remporté une victoire hier soir (9 juillet) lorsque les ministres de la zone euro ont décidé que le premier ministre du pays, Jean-Claude Juncker, devrait continuer à diriger l’Eurogroupe, alors que son compatriote Yves Mersch devrait rejoindre le directoire de la Banque centrale européenne.

 

M. Juncker, qui combat la crise dans la zone euro depuis près de trois ans, a expliqué à la presse qu'il était peu probable qu'il reste pour la totalité de son mandat de deux ans et demi et qu'il pourrait démissionner d'ici la fin de l'année.

 

Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, l'un des successeurs potentiels de M. Juncker, et le ministre français des finances, Pierre Moscovici, pourraient le remplacer à tour de rôle et donc se partager le poste, selon certains journaux.

 

La nomination de M. Mersch, le président de la Banque centrale luxembourgeoise, fait suite à un conflit de longue date avec l'Espagne sur un poste au directoire de la BCE, que Madrid souhaitait voir attribué à Antonio Sainz de Vicuna.

 

L'Espagne perd au jeu des chaises musicales

 

Ce poste à la BCE est vacant depuis le départ de l'Espagnol José Manuel González-Páramo. L'Espagne perdra donc une influence clé au sein de la Banque centrale européenne à un moment critique, dans la mesure où cette institution basée à Francfort jouera un rôle majeur dans la recapitalisation des banques du pays.

 

M. Mersch est connu ses positions bellicistes sur l'inflation et sa nomination a été soutenue par d'autres membres du nord de la zone euro.

 

EURACTIV a cru comprendre que le Luxembourg menaçait d'exclure le débat sur le renflouement espagnol des discussions officielles au programme de la réunion des ministres des finances aujourd'hui (10 juillet), à moins que M. Mersch ne soit nommé, ce qui a placé l'Espagne dans une position difficile.

 

Comme prévu, les ministres ont également confirmé que Klaus Regling, le directeur du Fonds européen de stabilité financière temporaire (FESF) devrait diriger le fonds de sauvetage qui entrera bientôt en vigueur, le Mécanisme européen de stabilité (MES).

 

Le MES devrait être lancé cet été une fois ratifié par les pays participants. La Cour constitutionnelle allemande rendra une décision clé sur le MES plus tard dans la journée.