Un « partenariat stratégique » entre UE et Kazakhstan sur l’hydrogène vert et les matières premières

Alors que les négociations des Nations unies sur le climat ont débuté à Charm El-Cheikh, l’Union européenne s’efforce d’établir des partenariats sur l’hydrogène et les technologies propres avec les pays en développement, en commençant par le Kazakhstan.

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Lors de la conférence COP27 en Égypte, lundi (7 novembre), la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a signé un protocole d’accord avec le Premier ministre du Kazakhstan, Alikhan Smailov, établissant un « partenariat stratégique » entre les deux parties. [<a href="https://audiovisual.ec.europa.eu/en/photo/P-059362~2F00-11" target="_blank" rel="noopener">European Union, 2022</a>]

Alors que les négociations des Nations unies sur le climat ont débuté dans la station balnéaire égyptienne de Charm El-Cheikh, l’Union européenne s’efforce d’établir des partenariats sur l’hydrogène et les technologies propres avec les pays en développement, en commençant par le Kazakhstan.

Dans son plan REPowerEU présenté en mai, la Commission européenne s’est fixé l’objectif de produire dix millions de tonnes d’hydrogène renouvelable en Europe et d’en importer tout autant d’ici 2030.

Aujourd’hui, elle poursuit ses efforts pour garantir ces approvisionnements. Lors de la conférence COP27 en Égypte, lundi (7 novembre), la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a signé un mémorandum d’entente avec le Premier ministre du Kazakhstan, Alikhan Smailov, établissant un « partenariat stratégique » entre les deux parties.

Ce partenariat établit une « meilleure intégration économique et industrielle » au niveau des matières premières, des batteries et de l’hydrogène renouvelable par le biais de l’identification de projets communs, l’alignement des normes environnementales et sociales, ainsi que la modernisation des processus d’extraction et de raffinage.

« Un approvisionnement sûr et durable en matières premières, en matériaux raffinés et en hydrogène renouvelable est une étape essentielle pour aider à construire une nouvelle base plus écologique pour nos économies », a déclaré la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, dans un communiqué.

« En fait, nous ouvrons ainsi un nouveau chapitre dans notre relation déjà forte », a-t-elle ajouté, en commentaire de la cérémonie de signature.

L’UE représente déjà 60 % des investissements directs étrangers au Kazakhstan, a souligné Mme von der Leyen, ajoutant que la coopération avec Astana sera essentielle pour atteindre les objectifs climatiques de l’UE.

Dans le cadre du partenariat, l’UE et le Kazakhstan se sont engagés à élaborer « une feuille de route pour 2023-2024 », avec des actions communes concrètes à définir dans les six mois suivant la signature.

Le Premier ministre Smailov a déclaré que son pays était « prêt à offrir aux entreprises européennes des conditions favorables et les infrastructures requises pour décider de s’installer au Kazakhstan », et a invité la présidente de la Commission à se rendre à Astana en 2023 pour célébrer les 30 ans de relations diplomatiques.

Le Kazakhstan a pour objectif de devenir un producteur et un exportateur de premier plan d’hydrogène renouvelable. En octobre, le gouvernement a conclu un accord avec le groupe européen Svevind, spécialisé dans les énergies renouvelables, pour construire l’une des cinq plus grandes installations de production d’hydrogène vert au monde, selon le quotidien The Astana Times.

Cette installation sera construite dans la région de Mangystau, près de la mer Caspienne, et devrait commencer à produire de l’hydrogène vert d’ici 2030 à partir d’énergie solaire et éolienne.

D’autres accords sur l’hydrogène prennent forme

D’autres accords de coopération bilatérale sont en gestation à la COP27 dans le cadre des efforts diplomatiques de l’UE. Mardi (8 novembre), Mme von der Leyen rencontrera le président de la Namibie, Hage Geingob, pour signer un partenariat de même nature.

Un autre accord entre l’Union européenne et l’Égypte sur les énergies renouvelables et l’hydrogène vert devrait également être ratifié lors de la conférence sur le climat COP27.

L’accord comprendra « la certification de l’hydrogène renouvelable qui pourra ensuite être échangé entre l’Égypte et l’Europe », a expliqué un fonctionnaire européen.

Ce partenariat est le fruit d’une rencontre en juillet entre la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi, au cours de laquelle les dirigeants ont convenu de coopérer sur les défis liés au climat, à l’énergie et à la transformation industrielle avant la COP27.

Le fonctionnaire européen a également mentionné le récent «accord sur l’énergie verte » entre l’UE et le Maroc, signé en octobre par le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, et le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, dans l’espoir de renforcer la coopération sur les énergies renouvelables.

« Il s’agit là encore d’une relation mutuellement bénéfique, tant pour l’Europe que pour nos partenaires du Sud, qui disposent naturellement d’un vaste potentiel renouvelable en termes d’énergie solaire et éolienne », a commenté le fonctionnaire.