Une image bien sombre pour l'emploi dans les villes de l'UE

Un sondage européen interrogeant les citoyens de 75 villes européennes pour évaluer la qualité de vie a révélé que bien que les gens perçoivent une claire diminution de la disponibilité des emplois, la plupart semblent s'en sortir financièrement dans l'actuelle récession.

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Un sondage européen interrogeant les citoyens de 75 villes européennes pour évaluer la qualité de vie a révélé que bien que les gens perçoivent une claire diminution de la disponibilité des emplois, la plupart semblent s'en sortir financièrement dans l'actuelle récession.

L'enquête a porté sur des citadins de tous les Etats membres de l'UE ainsi que de pays candidats tels que la Croatie et la Turquie, notamment toues les capitales concernées, et entre une et six villes de plus dans les pays les plus grands.

Les résultats de l'Eurobaromètre étaient dans l'ensemble prévisibles mais il y a également un certain nombre de surprises. Selon une source de l'UE, on peut réaliser une comparaison significative avec l'enquête de 2006 qui porte le même nom. Etant donné les conséquences de la récession mondiale depuis 2008, la toile de fond économique derrière les deux sondages pourrait difficilement être plus différente.

 Ainsi, on pouvait raisonnablement s'attendre à ce que tous les indicateurs sociaux et d'emploi montrent que les citoyens se sentent plus pessimistes face à leur situation et leurs perspectives d'avenir. C'est en effet le cas en matière d'emploi : dans six villes seulement, plus de la moitié des sondés ont affirmé qu'il était facile de trouver un bon travail.

Aussi, lorsqu'on a demandé aux personnes interrogées de citer les trois plus gros problèmes auxquels leur ville est confrontée, ils ont typiquement répondu : créer de l'emploi et réduire le chômage.

Cependant, sur un autre indicateur social, notamment les difficultés financières qu'ont les gens pour payer leurs factures à la fin du mois, le tableau n'était pas aussi noir. Une grande majorité des citadins estiment être aussi à l'aise dans ce domaine en 2009, voire plus sur certains aspects, qu'en 2006.

Bien que cela paraisse contre étrange, des sources de la Commission ont expliqué à EURACTIV qu'une partie de la raison derrière ces réponses étonnantes pouvait être que les personnes interrogées par téléphone étaient réticentes à s'avouer à elles-mêmes qu'elles ont des difficultés financières.

 Un représentant de la Commission européenne a également confié à EURACTIV que les statistiques précisaient à peine la manière dont les gens avaient répondu aux questions, ils n'enquêtent pas sur les raisons qui se trouvent derrière les réponses.

Concernant les villes dans lesquelles les gens n'ont pas de difficultés à payer leurs factures, la situation s'est améliorée dans six villes, dans trois en Pologne. Cela semblerait corroborer les indices économiques selon lesquels la Pologne a bien mieux résisté aux effets les plus néfastes de la crise que la plupart de ses partenaires européens.