Verhofstadt dénonce le «directoire franco-allemand»

Selon l’ancien premier ministre belge, Paris et Berlin ont gâché l’occasion d’ouvrir un débat sur la gouvernance économique de la zone euro, lors de la dernière réunion des dirigeants européens à Bruxelles.

EURACTIV.fr

Selon l’ancien premier ministre belge, Paris et Berlin ont gâché l’occasion d’ouvrir un débat sur la gouvernance économique de la zone euro, lors de la dernière réunion des dirigeants européens à Bruxelles.

«Qui pouvait imaginer que des chefs d’État et de gouvernement allaient se faire dicter leur politique économique par un directoire franco-allemand?», s’interroge Guy Verhofstadt dans une tribune publiée mercredi 9 février par Les Echos. L’ancien premier ministre belge et président du groupe des Libéraux (ADLE) au Parlement européen s’en prend au «pacte de compétitivité» proposé par Paris et Berlin lors du dernier Conseil européen.

«Pourquoi avez-vous gâché l’occasion d’ouvrir sérieusement le débat?», poursuit Guy Verhofstadt. Affirmant qu’«à Paris et à Berlin, on méprise la Commission et le Parlement», il défend le travail de l’exécutif européen. Tout en reconnaissant l’«inertie» de José Manuel Barroso, il rappelle notamment que la Commission a proposé une stratégie pour l’Europe à l’horizon 2020, ou une réforme du pacte de stabilité dotée de sanctions automatiques contre les États qui franchiraient les lignes rouges européennes.

Le député européen plaide pour que le Fonds européen de stabilité financière se dote d’«euro-obligations», pour mettre en commun les dettes souveraines des pays de la zone euro».