Vers un compromis sur Schengen ?
Le Parlement européen cherche l’appui de la France et reste extrêmement vigilant sur la réforme de l’évaluation de Schengen. Martin Schulz estime qu’une solution pourrait être trouvée.
Le Parlement européen cherche l’appui de la France et reste extrêmement vigilant sur la réforme de l’évaluation de Schengen. Martin Schulz estime qu’une solution pourrait être trouvée.
La fin de la présidence danoise de l’UE, marquée par un climat électrique entre les parlementaires européens et les États, a réduit à néant toute chance d’accord. Aux Chypriotes, désormais, de recoller les morceaux en retrouvant la confiance des élus de Strasbourg.
Depuis le début des négociations, ces derniers cherchent à améliorer le régime d’évaluation de l’espace Schengen, afin d’identifier les causes de certains dysfonctionnements, comme la surveillance des frontières extérieures. Opaque et peu satisfaisante, la procédure actuelle repose surtout sur l’évaluation des États entre eux.
Saisissant l’opportunité d’une réforme présentée par la Commission, les parlementaires ont tenté d’entrer dans la danse en obtenant, à leur tour, un rôle d’évaluateur.
Mais les États ont été contraints par des obligations juridiques à opter pour une procédure classique de simple consultation des élus. Furieux d’avoir été mis sur la touche, les eurodéputés ont décidé de ne pas se laisser faire.
Une formule pour sortir du blocage
En visite à Paris les 12 et 13 juillet, le Président du Parlement européen estime avoir trouvé des appuis en France. « Manuel Valls est très constructif pour trouver une formule qui permette de sortir du blocage », estime Martin Schulz. Sa rencontre à Strasbourg, au début du mois de juillet, avec le ministre de l’Intérieur a permis d’évoquer un scénario acceptable pour les différentes parties.
Premièrement, la décision du 7 juin qui avait tant fait hurler les élus ne sera pas entérinée en septembre comme prévu.
Elle sera repoussée, le temps que la position des parlementaires européens, exprimée dans le rapport du député Coelho, puisse être considérée. Depuis le mois de juin, cinq réformes relatives aux affaires intérieures sont par ailleurs bloquées, résultat des représailles parlementaires contre les États.
Pour Martin Schulz, « la participation des institutions communautaires dans l’évaluation des contrôles aux frontières pourrait être prise en compte dans un autre rapport », à savoir l’un des cinq autres textes en cours de discussion. « J’espère que les Chypriotes vont y arriver », poursuit-il.
Le sujet pourrait revenir rapidement sur la scène médiatique en France, car Manuel Valls sera entendu, mercredi 25 juillet, devant la commission des Lois du Sénat.