Yves Mersch nommé au directoire de la BCE
Malgré l’avis négatif du Parlement européen, les chefs d’Etat et de gouvernement ont approuvé la nomination du luxembourgeois au directoire de la Banque centrale européenne.
Malgré l’avis négatif du Parlement européen, les chefs d’Etat et de gouvernement ont approuvé la nomination du luxembourgeois au directoire de la Banque centrale européenne.
Souvent, les dirigeants européens s’assoient sur l’avis du Parlement. L’épisode s’est produit à nouveau, dans la soirée, jeudi 22 novembre. Réunis à Bruxelles pour un sommet consacré au budget de long terme de l’UE, les chefs d’Etat et de gouvernement ont nommé Yves Mersch au directoire de la Banque centrale européenne.
Accord avec Juncker
En octobre, les élus se sont opposés au choix du Luxembourgeois lors d’un vote en plénière, arguant de la nécessité de choisir une femme pour ce poste. Juridiquement, le Conseil européen avait le droit de passer outre cet avis. Il l’a donc fait.
M. Mersch prendra donc ses fonctions à partir du 15 décembre 2012.
Interrogé par EURACTIV.fr, le président de la République a reconnu qu’il n’avait pas été possible de prendre en compte l’avis des élus. Pour se justifier, François Hollande a rappelé que le Premier ministre du Luxembourg avait accepté, en juin, de rester à la tête de l’Eurogroupe, à condition que son compatriote obtienne le poste.
Résistance espagnole
Le mandat de Jean-Claude Juncker devait se terminer, mais devant l’incapacité de la France et de l’Allemagne de s’accorder sur le nom d’un successeur, il a été prolongé dans ses fonctions.
Le seul dirigeant à s’être opposé jusqu’à la fin à Yves Mersch est le Premier ministre espagnol. Publiquement, la raison invoquée était la nécessité de nommer une femme dans un directoire actuellement uniquement composé d’hommes. En coulisse, l’absence d’Espagnol au sein de l’institution a déplaisait. Madrid espérait donc profiter de l’opposition entre les Etats et le Parlement pour placer l’un de ses nationaux.