Europe : chronique d’une crise annoncée
Pour Paul Goldschmidt, ancien administrateur de Goldman Sachs International et ancien directeur à la Commission européenne, membre de l’Advisory Board de l’Institut Thomas More, la crise financière n’est pas derrière nous. Au contraire une nouvelle crise d’une autre nature, et qui n’aurait pas les mêmes causes pourrait se profiler à l’avenir, si l’Union européenne ne prenait pas de mesures fortes pour l’éviter.
Pour Paul Goldschmidt, ancien administrateur de Goldman Sachs International et ancien directeur à la Commission européenne, membre de l’Advisory Board de l’Institut Thomas More, la crise financière n’est pas derrière nous. Au contraire une nouvelle crise d’une autre nature, et qui n’aurait pas les mêmes causes pourrait se profiler à l’avenir, si l’Union européenne ne prenait pas de mesures fortes pour l’éviter.
Les événements récents dans les marchés et notamment ceux gravitant autour de la crise grecque doivent alerter les autorités sur l’urgence de prendre des mesures courageuses si l’on veut éviter une rechute dans la crise financière. En effet, celle-ci se profile de manière de plus en plus claire : en l’occurrence il ne s’agira pas d’une répétition de la première, engendrée par l’éclatement de la bulle du « subprime », mais plutôt de la conséquence du déplacement partiel du surendettement des secteurs privés et bancaires vers celui de la dette publique.
Relativement peu de progrès ont été réalisé pour rétablir un équilibre soutenable à long terme entre la valeur des actifs et le montant de l’endettement qui sert à les financer d’une part, et le montant des dépenses publiques et des revenus de l’impôt aggravant les déficits, de l’autre. Il est donc clair que cet effort là et les sacrifices qu’il implique sont largement devant et non derrière nous.
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