Europe : Vers un traité simplifié? [FR]

À la veille du Conseil européen des 21 et 22 juin 2007 à Bruxelles, huit assistants du Collège d'Europe de Bruges évaluent les chances d'Angela Merkel de parvenir à un accord sur un traité simplifié. Leurs positions sont exprimées sur le magasine en ligne d'Arte, "Regards croisés".

À la veille du Conseil européen des 21 et 22 juin 2007 à Bruxelles, huit assistants du Collège d’Europe de Bruges évaluent les chances d’Angela Merkel de parvenir à un accord sur un traité simplifié. Leurs positions sont exprimées sur le magasine en ligne d’Arte, « Regards croisés ».

Depuis le début de la présidence allemande de l’Union européenne, la chancelière Angela Merkel tente sortir l’Europe de la paralysie institutionnelle. Après des semaines de tractations laborieuses, elle marque un premier point : la déclaration signée par les Vingt-Sept prend l’engagement solennel « d’asseoir l’Union européenne sur des bases communes rénovées d’ici les élections au Parlement européen de 2009 ».

Après ses nombreux efforts qui se sont traduits par des consultations successives avec les différentes capitales européennes, l’équipe de Bruges se demande donc si la chancelière réussira sa sortie, après six mois à la tête de l’UE et si le président français Nicolas Sarkozy « réussira son entrée dans le club des Vingt-Sept » ? 

L’équipe de Bruges rappelle les positions en présence des 18 pays qui ont déjà ratifié la Constitution et celle des deux pays qui ont rejeté le texte : France et Pays-Bas. 

Les assistants du Collège d’Europe rappelle également les positions du Royaume-Uni et de la Pologne, tous deux tentés de « jouer perso », l’un toujours en faveur d’une coopération restreinte et l’autre qui, selon les assistants du Collège d’Europe, est « obsédée par son poids politique au sein de l’Union ». Ils portent enfin leur attention sur la Slovénie, qui prendra la tête de l’Union à la suite du Portugal en janvier 2008.

Etant donné les divergences persistantes, débloquer l’impasse institutionnelle ne sera pas chose facile, selon les auteurs, pour qui cependant, il est temps de se saisir d’autres dossiers urgents en attente, à savoir le changement climatique, l’énergie, l’immigration et la politique étrangère.