Jacques Potdevin et Olivier Boutellis-Taft : Considérations sur la crise et le marché intérieur

Jacques Potdevin et Olivier Boutellis-Taft analysent, pour la Fondation Schumann, l’interdépendance entre l’achèvement du marché intérieur et la résolution de la crise financière en Europe.

Jacques Potdevin et Olivier Boutellis-Taft analysent, pour la Fondation Schumann, l’interdépendance entre l’achèvement du marché intérieur et la résolution de la crise financière en Europe.

A la question de savoir si le marché intérieur est pleinement achevé, les deux auteurs répondent résolument  : non. Le marché commun est une grande réalisation de l’UE qui a su fournir aux entreprises des États membres d’innombrables avantages. De nombreuses barrières restent cependant à lever afin que celles-ci puissent jouir de tous les avantages d’un grand marché commun.

Or, la crise financière qui sévit actuellement témoigne de la nécessité pour les entreprises européennes de pouvoir compter sur un marché à la fois vaste, efficace et transparent. Il est donc étonnant que la Commission européenne, dans sa communication du 26 novembre sur le plan de relance européen, ne mentionne que rarement les réalisations à accomplir dans le domaine du marché intérieur.

Les Européens ont besoin, aujourd’hui plus que jamais, de coordonner leurs économies et de s’exprimer d’une voix unique sur la scène internationale dans le cadre d’un marché commun unifié. Et, face à la faible volonté politique des États membres, c’est à la Commission d’assurer le rôle de gardienne du droit que lui confèrent les traités. Ce pourrait être une façon de réaliser un premier pas vers la sortie de la crise.

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