L’éthique allemande et l’esprit européen : l’Allemagne garante de la stabilité de l’Euro?
Dans une analyse publiée par la Fondation Robert Schuman, l’économiste Jean-François Jamet revient sur les positions tenues par l’Allemagne lors de la crise économique en Grèce, début 2010.
Dans une analyse publiée par la Fondation Robert Schuman, l’économiste Jean-François Jamet revient sur les positions tenues par l’Allemagne lors de la crise économique en Grèce, début 2010.
Cette étude revient sur la position allemande dans la crise grecque afin d’examiner ce qu’elle révèle du rapport de l’Allemagne à l’Union économique et monétaire (UEM).
La crise de l’euro du premier semestre 2010 a suscité un vif débat en Europe sur le rôle stabilisateur ou déstabilisateur qu’y a joué l’Allemagne. D’un côté, les marchés financiers perçoivent l’Allemagne comme un pôle de stabilité en raison de ses performances économiques. A l’opposé, de nombreux observateurs ont dénoncé les tergiversations allemandes qui ont précédé la création du Fonds de stabilité financière et le plan d’assistance à la Grèce.
L’étude analyse les fondements de l’ « éthique » économique allemande et la façon dont elle s’est exprimée pendant la crise. Puis il examine le difficile positionnement de l’Allemagne, entre « normalisation » de sa politique économique européenne – qui reflète désormais les enjeux de politiques internes comme dans les autres États membres – et tentative de prendre le leadership de la réforme de la gouvernance économique européenne.