La France du non, arbitre de la présidentielle ?

Dans une analyse publiée par Telos, le chercheur Renaud Dehousse affirme que la France du «non» laisse peu de chances à l’instauration d’un grand débat européen dans la course à la  présidentielle.

Dans une analyse publiée par Telos, le chercheur Renaud Dehousse affirme que la France du «non» laisse peu de chances à l’instauration d’un grand débat européen dans la course à la  présidentielle.

L’Europe a depuis longtemps un rapport compliqué avec les élections. Celles que l’on qualifie d’élections européennes n’ont pas répondu aux attentes de leurs promoteurs. Les enjeux nationaux y dominent à un tel point qu’elles prennent l’allure de sondages grandeur nature sur la popularité des gouvernements en place, pour lesquels elles représentent souvent des épreuves cruelles.

Les questions européennes y font l’objet de discours convenus, sauf pour les partis extrémistes, qui en tirent souvent un profit d’autant plus grand que, les enjeux réels étant modestes, le vote de protestation y est tentant.