Les enjeux politiques du G20

Dans un article publié par Telos, le professeur associé de sciences politiques à l’université de Colombie-Britannique (Canada) Yves Tiberghien fait le point sur l’évolution politique du G20 ainsi que sur les rapports de force entre les pays qui le composent.

Dans un article publié par Telos, le professeur associé de sciences politiques à l’université de Colombie-Britannique (Canada) Yves Tiberghien fait le point sur l’évolution politique du G20 ainsi que sur les rapports de force entre les pays qui le composent.

Le G20 est né d’une idée canadienne lancée en 1999, qui n’avait guère attiré l’attention sur le moment. Il s’agissait de mettre en place un forum de consultations au niveau des ministres des Finances. À l’automne 2008, lorsque le président en exercice de l’UE, Nicolas Sarkozy, a voulu organiser un sommet mondial pour gérer la crise financière, le concept du G20 s’est imposé par défaut. Une discussion franco-canadienne au Sommet de la francophonie à Québec l’a alors remis en selle, et alors que George W. Bush et Nicolas Sarkozy discutaient d’un simple G8 élargi à la Chine, à l’Inde, et au Brésil, il s’est vite avéré que l’exclusion d’autres pays serait mal appréciée. Bush et Sarkozy ont donc choisi de lancer le premier grand sommet des chefs politiques du monde en novembre 2008 sous l’étiquette du G20.