Un gouvernement économique européen : du slogan à la réalité?
Dans une étude publiée par la Fondation Robert Schuman, l’économiste Jean-François Jamet étudie la faisabilité d’un gouvernement économique européen et lance des pistes de réflexion pour sa mise en oeuvre. Voici le premier volet de cette étude en deux parties.
Dans une étude publiée par la Fondation Robert Schuman, l’économiste Jean-François Jamet étudie la faisabilité d’un gouvernement économique européen et lance des pistes de réflexion pour sa mise en oeuvre. Voici le premier volet de cette étude en deux parties.
Le projet de créer un gouvernement économique européen n’est pas sans rencontrer un certain nombre d’obstacles économiques, politiques et institutionnels. Mais ils ne sont pas infranchissables. La réflexion sur le gouvernement économique européen permet du reste de constater que ces obstacles sont aussi le plus souvent des facteurs déstabilisants pour l’économie européenne. Elle permet ainsi de pointer ses faiblesses structurelles, ce qui est en soit utile. Définir un gouvernement permettrait en outre d’être plus attentif à sa légitimité vis-à-vis des citoyens, à sa réactivité et à sa lisibilité. Le terme même de gouvernement suppose en réalité une plus grande responsabilité politique et la nécessité d’une stratégie plus claire.
Le pouvoir exécutif associé à ce gouvernement pourrait être constitué autour d’un duo aux rôles mieux précisés et renforcés : la Commission assurerait le leadership dans le domaine des affaires réglementaires/microéconomiques et le Conseil assurerait le leadership dans le domaine macroéconomique. Pour améliorer l’efficacité de leur action, il est indispensable que la Commission se concentre sur la définition d’un programme de mesures concrètes en vue de renforcer la compétitivité européenne (et notamment l’investissement) et de passer d’une logique de résultat en réalité peu contraignante à un accord sur les moyens à mettre en œuvre. Quant au Conseil et à l’Eurogroupe, ils doivent renforcer le rôle et la légitimité de leurs présidences, améliorer la supervision macroéconomique européenne, créer un cadre pour la gestion du risque de défaut au sein de la zone euro, adopter un discours économique commun dans les enceintes internationales, moderniser le budget européen et s’accorder sur un effort de convergence renouvelé.
Pour lire la première partie de cette étude dans son intégralité, cliquer ici