Plusieurs députés français menacés de mort en amont du vote sur le pass vaccinal
Alors que le nombre de cas de Covid-19 ne cesse de grimper en France, plusieurs députés de la majorité présidentielle ont reçu des menaces de mort en raison de la politique sanitaire du gouvernement français.
Alors que le nombre de cas de Covid-19 ne cesse de grimper en France, affectant la vie publique et politique, plusieurs députés de la majorité présidentielle ont reçu des menaces de mort en raison de la politique sanitaire du gouvernement français.
Les législateurs examinent cette semaine un projet de loi qui transformerait le pass sanitaire en pass vaccinal. En amont du débat à l’Assemblée Nationale de lundi (3 janvier) – qui s’est finalement soldé par une séance suspendue à minuit – plusieurs députés LREM s’étaient vus adresser des messages les menaçant de mort s’ils votaient en faveur de la proposition de loi, rapporte FranceInfo.
Répondant sur Twitter, la députée française Agnès Firmin Le Bodo a déclaré qu’ « aucune menace ne dictera ma façon de voter », appelant à une réaction « urgente » de la classe politique du pays alors que « notre démocratie est en danger ».
Aucune menace ne dictera ma façon de voter. Il ne faut rien laisser passer, ne pas s’habituer. Face à cette montée de violence envers les élus , il est urgent que la classe politique dans son ensemble agisse. C’est bien notre démocratie qui est en danger ⚠️. pic.twitter.com/mudRybuEwE
— Agnès Firmin Le Bodo (@agnesfirmin) January 2, 2022
La France enregistre actuellement un nouveau pic d’infections en raison du variant Omicron, avec une moyenne quotidienne de 160000 nouveaux cas de Covid-19 pour la semaine dernière.
Alors que de nouvelles restrictions pour l’école, les entreprises et les transports publics sont entrées en vigueur ce lundi (3 janvier), la vie politique est également impactée : de plus en plus de personnalités politiques sont ainsi testées positives, dont la ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Élisabeth Moreno, et le président de l’Assemblée Nationale, Richard Ferrand.
La cheffe du RN, Marine Le Pen, a pour sa part annoncé le report de son lancement de campagne présidentielle, initialement prévu le 15 janvier, à début février en raison de la situation sanitaire.