89 % des Britanniques veulent une réforme de leurs institutions politiques, révèle un rapport
Seuls 6 % des citoyens pensent que le système politique britannique n’a pas besoin d’être réformé, tandis que 89 % sont favorables à une réforme constitutionnelle, selon un rapport publié ce week-end
Seuls 6 % des citoyens pensent que le système politique britannique n’a pas besoin d’être réformé, tandis que 89 % sont favorables à une réforme constitutionnelle, selon un rapport publié ce week-end par Focaldata et le groupe de réflexion Institut pour la recherche sur les politiques publiques (Institute for Public Policy Research, IPPR).
Selon le rapport, c’est la première fois depuis le milieu des années 1970 qu’une si large majorité de Britanniques rejette le fonctionnement des institutions politiques.
Selon les résultats d’une enquête menée auprès de 8 000 personnes, 31 % des Britanniques estiment que le système politique doit être « complètement » réformé, 26 % pensent qu’il doit être réformé « dans une large mesure », 32 % pensent qu’il devrait être réformé « dans une certaine mesure » et seulement 6 % pensent qu’il fonctionne comme tel.
« Les gens en ont assez de la façon dont nous sommes gouvernés. Ils veulent un changement significatif et une réforme démocratique » en profondeur, a expliqué Harry Quilter-Pinner, directeur de la recherche et de l’engagement à l’IPPR et l’un des auteurs du rapport, au quotidien britannique The Guardian.
Des réformes nécessaires
Le rapport mentionne diverses raisons expliquant la baisse de confiance, notamment le fait que les citoyens pensent que le gouvernement ne travaille pas en leur nom, les scandales internes (comme le « partygate ») et le fait qu’ils estiment que les hommes politiques sont trop détachés de la vie réelle des citoyens britanniques.
Quant aux idées de réforme, elles sont nombreuses. 49 % des sondés voudraient que la Chambre des Lords (« House of Lords »), chambre haute du Parlement britannique, soit constituée de membres élus plutôt que nommés par le gouvernement au pouvoir.
En outre, 47 % des citoyens britanniques souhaiteraient une décentralisation plus importante, afin de renforcer « les décisions prises par les autorités régionales et les municipalités », souligne le rapport.
Enfin, une large majorité appelle de ses vœux à plus de transparence dans l’action des élus, après des années marquées de scandales internes et contournements de la loi, dont sont notamment accusés l’ancien Premier ministre Boris Johnson et ses plus proches conseillers et ministres.
De tels scandales ont miné la vision que les Britanniques ont de leurs institutions politiques, conclut le rapport, rendant le sujet encore plus urgent et pressant que celui de l’immigration, selon de nombreux sondages.