Accord inattendu sur les quotas de pêche

Les ministres européens de la pêche sont parvenus à un accord sur les quotas pour 2013. Ils ont atteint un compromis qui permettrait de protéger les espèces menacées, comme l’églefin et la plie, sans trop diminuer les moyens de subsistance des pêcheurs.

EURACTIV.com / Reuters
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Les ministres européens de la pêche sont parvenus à un accord sur les quotas pour 2013. Ils ont atteint un compromis qui permettrait de protéger les espèces menacées, comme l’églefin et la plie, sans trop diminuer les moyens de subsistance des pêcheurs.

 

Les ministres ont accepté de limiter les quotas de pêche proposés par la Commission européenne pour plusieurs espèces de l'océan Atlantique du nord-est comme l'églefin, le hareng et la plie. Des organisations de défense de l’environnement ont toutefois accusé les ministres d'ignorer les données sur la durabilité des réserves de poisson.

 

Le ministre français de la pêche, Frédéric Cuvillier, a salué l'« accord équilibré » conclu jeudi (20 décembre) après deux jours de négociations sur les quotas à Bruxelles.

 

« Ces accords constituent les bases pour qu'une pêche réellement durable, validée par des avis scientifiques incontestables, puisse être pratiquée par les pêcheurs au sein de l'Union européenne », a-t-il déclaré dans un communiqué.

 

La proposition de diminution de 55 % des quotas de pêche de l'églefin en mer d'Irlande, dans la Manche et dans le golfe de Gascogne a été réduite de 15 %. Les quotas de pêche de la plie en mer du Nord seront réduits de 25 % l'année prochaine, ce qui est inférieur aux 35 % proposés par la Commission.

 

Maria Damanaki, la commissaire européenne en charge des affaires maritimes et de la pêche, a reconnu que l'accord définitif était moins ambitieux que la proposition initiale de la Commission, mais l'a jugé satisfaisant.

 

Elle a salué la nette amélioration des données scientifiques sur le niveau des réserves. L'UE disposait donc de données précises sur le niveau des prises pour 85 % des espèces en 2013, par rapport à 39 % pour cette année.

 

Le Parlement européen a soutenu à maintes reprises l'idée de fixation des quotas sur la base de projets de gestion à long terme pour les réserves les plus importantes.

 

Des organisations de défense de l’environnement ont toutefois accusé les ministres d'avoir ignoré les données scientifiques d'environ 50 % des espèces concernées par les quotas, qui ont donc été fixés au-dessus du niveau qui garantit un avenir durable à long terme.

 

« Les ministres de la pêche ne tiennent pas compte des avis scientifiques dans leur prise de décision », a indiqué WWF dans un communiqué.

 

« En conséquence, chaque année avant Noël, [nous assistons à] une "frénésie de la pêche" au cours de laquelle les ministres passent des jours à discuter des quotas […]. »