Aide militaire à l’Ukraine : les membres de l’OTAN ont dépensé plus de 20 milliards d’euros au premier semestre 2024
Les membres de l’OTAN ont dépensé plus de 20 milliards d’euros pour l’aide militaire à l’Ukraine au cours du premier semestre 2024, ce qui signifie qu’ils sont « bien partis » pour atteindre l’objectif annuel de 40 milliards, selon le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte.
Les membres de l’OTAN ont dépensé plus de 20 milliards d’euros pour l’aide militaire à l’Ukraine au cours du premier semestre 2024, ce qui signifie qu’ils sont « bien partis » pour atteindre l’objectif annuel de 40 milliards, selon le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte.
Les membres de l’alliance militaire, à l’exception de la Hongrie, ont annoncé en juillet qu’ils maintenaient leur engagement à consacrer un minimum de 40 milliards d’euros par an pour l’aide militaire à l’Ukraine.
Au premier semestre de cette année, « les Alliés avaient apporté à l’Ukraine une aide militaire de 20,9 milliards d’euros [et ils sont] bien partis pour respecter leur engagement sur l’ensemble de l’année » — a savoir 40 milliards d’euros, a affirmé mercredi 16 octobre Mark Rutte, qui a reçu ces dernières semaines les chiffres des 31 (sur 32) membres qui ont apporté leur soutien à Kiev.
L’objectif de 40 milliards d’euros devrait correspondre aux montants que l’alliance a dépensés chaque année depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022.
Il est toutefois à noter que l’on ignore dans quelles capacités militaires les aides ont été investies exactement, ainsi que le type d’impact qu’elles peuvent avoir pour donner à l’Ukraine un avantage sur le champ de bataille.
Parallèlement à cela, l’Ukraine continue de demander davantage de soutien alors qu’elle s’efforce de progresser et de regagner du terrain face aux troupes russes.
Concrètement, Kiev a demandé que davantage de systèmes de défense aérienne lui soient livrés et que les restrictions qui empêchent ses troupes d’utiliser des systèmes d’armes occidentaux contre des cibles militaires en Russie soient levées.
Les chiffres fournis par Mark Rutte mercredi ne prennent en compte que l’argent déjà dépensé, explique un haut fonctionnaire de l’OTAN, excluant toute aide qui a simplement été promise ou engagée.
Faisant écho aux remarques au secrétaire général de l’Alliance, le haut fonctionnaire a insisté sur le fait que « nous sommes sur la bonne trajectoire » pour atteindre l’objectif de 40 milliards d’euros d’aide militaire pour Kiev.
De même, deux diplomates de l’OTAN ont confié à Euractiv qu’ils étaient convaincus que l’objectif serait atteint d’ici la fin de l’année. Deux autres diplomates se sont montrés plus dubitatifs, affirmant qu’il n’était pas certain que cela soit le cas.
Le rapport contenant les chiffres sur les dépenses d’aide de tous les membres de l’OTAN restera confidentiel. Il contient également un classement de chaque pays en fonction de la valeur des aides fournies.
Selon deux personnes ayant connaissance du rapport, ce classement montre que la charge financière n’est pas équitablement répartie entre les Alliés.
Les classements publics, tels que ceux réalisés par l’Institut Kiel, ont déjà créé des frictions entre les pays membres de l’Alliance, qui se reprochent mutuellement un soutien insuffisant à l’Ukraine. La France, en particulier, a été critiquée pour le nombre relativement faible de livraisons au pays en guerre rapporté par l’Institut. Paris affirme pour sa part se concentrer sur la qualité des livraisons et le fait de s’assurer qu’elles satisfont les besoins de l’Ukraine.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]