Amende contre la France : Michel Sapin refuse de voir des "pervenches" partout
Le ministre des Finances a déclaré qu'il ne fallait pas voir de "pervenches", ces policières chargées de mettre des contraventions aux voitures, partout.
Le ministre des Finances a déclaré qu’il ne fallait pas voir de « pervenches », ces policières chargées de mettre des contraventions aux voitures, partout.
La question d’éventuelles amendes contre la France pour non respect des règles budgétaires européennes « est sans intérêt et sans consistance », a déclaré jeudi Michel Sapin.
Le ministre français des Finances s’exprimait devant une association de journalistes américains en France, alors que des sources européennes ont expliqué que la question d’une telle amende se posait toujours et que les discussions pourraient trouver une issue rapidement.
« La question des amendes est évoquée à chaque rendez-vous », a expliqué Michel Sapin. « Elle est sans intérêt et sans consistance. »
Le ministre des Finances a ironisé sur les déclarations de ces responsables, expliquant qu’ils voulaient ainsi se donner de l’importance. « Chacun ne doit pas se prendre pour une pervenche », a-t-il dit, en référence aux agents qui verbalisent les automobilistes en infraction.
Selon ces responsables européens s’exprimant sous couvert d’anonymat, la décision sur une telle amende pourrait intervenir la semaine prochaine ou celle d’après, dans la foulée de l’annonce lundi de l’évaluation par la Commission européenne des projets de budgets 2015 des pays de la zone euro.
>>Lire : Le spectre d’une amende pour déficit excessif ressurgit en France
Tant cette année que l’an prochain, la France sera loin d’avoir réduit son déficit public comme son déficit structurel autant qu’elle s’était engagée à le faire, après avoir déjà obtenu en juin 2013 un premier sursis de deux ans pour ramener le déficit public à la limite européenne de 3% du PIB, à fin 2015, un objectif désormais repoussé à fin 2017.
Une réaction sur laquelle l’eurodéputé Pervenche Berès a répondu également par l’humour à Michel Sapin, avec ce tweet, expliquant que le terme de Pervenche ne renvoyait pas à des sanctions, mais…à des fleurs.
.@MichelSapin les Pervenches sont des fleurs de sous bois, l’1 d’elles travaille à une nouvelle Gouv éco UE et pas à la sanction des sapins
— Pervenche Berès (@PervencheBeres) 20 Novembre 2014