Angela Merkel favorable à la recapitalisation des banques européennes

La chancelière allemande a déclaré que « le temps presse pour prendre des décisions ». Le FMI estime entre 100 et 200 milliards d’euros les besoins financiers des banques européennes.

EURACTIV.fr
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La chancelière allemande a déclaré que « le temps presse pour prendre des décisions ». Le FMI estime entre 100 et 200 milliards d’euros les besoins financiers des banques européennes.

En visite à Bruxelles le 5 octobre, Angela Merkel a indiqué que son gouvernement était prêt « à recapitaliser les établissements (bancaires) allemands » et qu’elle était disposée à en parler avec ses partenaires européens lors de leur prochaine rencontre les 17 et 18 octobre.

Pas de master plan 

« Il est souhaitable d’avoir une approche commune et des critères techniques uniques » a-t-elle précisé. L’objectif serait de mettre en place un plan de soutien au secteur financier européen afin de restaurer la confiance dans la capacité de l’Europe et de ses banques à traverser la crise actuelle et éviter tout effet domino en provenance de la Grèce.

Le porte-parole d’Olli Rehn a toutefois prévenu dans le même temps qu’il ne fallait pas s’attendre à un plan européen « concret » mais plutôt à une coordination des efforts nationaux. 

Plusieurs sources ayant participé aux discussions entre ministres et responsables européens lundi et mardi à Luxembourg ont indiqué qu’aucune décision n’avait été prise pour mettre en place un « masterplan » européen.

La chancelière allemande pense aussi qu’une révision des traités européens ne doit pas être un «tabou». Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso voit dans cette initiative la volonté des Européens de « regarder vers l’avenir ». 

Crise de confiance

Car la situation ne va pas en s’améliorant. Le directeur du Fonds monétaire international pour l’Europe, Antonio Borges a estimé dans une interview accordée à Reuters que les Européens auraient à mettre entre 100 et 200 milliards d’euros sur la table. « Il y a eu beaucoup de discussions autour des banques françaises mais (…) le problème est généralisé. Aucun secteur bancaire dans le monde ne peut résister à une crise de confiance généralisée ».

Il précise que ces chiffres sont « très faibles par rapport à la taille des marchés de capitaux en Europe et rap rapport aux ressources du nouveau FESF renforcé ».

Reste que le Fonds européen de stabilité financière, actuellement pourvu de 750 milliards d’euros, ne peut pas directement renflouer les banques. Il devra passer par les États membres.

Mais cette possibilité a été pour le moment écartée par l’Allemagne lors de récentes discussions sur ce dossier mi-septembre à Wroclaw, en Pologne.