Bannon tente d’unir l’extrême droite européenne avant les élections européennes
L'ancien conseiller du président Donald Trump a demandé ce week-end à Rome aux partis ultranationalistes européens de s’unir pour remporter les prochaines élections du Parlement européen en mai 2019. Un article d’Euroefe.
L’ancien conseiller du président Donald Trump a demandé ce week-end à Rome aux partis ultranationalistes européens de s’unir pour remporter les prochaines élections du Parlement européen en mai 2019. Un article d’Euroefe.
« Je crois sincèrement que si les Frères d’Italie, la Ligue et d’autres partis s’engagent dans les prochaines élections européennes, ils gagneront pour leur honnêteté et leurs valeurs », a déclaré Steve Bannon lors d’une conférence organisée le samedi 22 septembre à Rome par le parti ultraconservateur Frères d’Italie, dirigé par Giorgia Meloni. L’ancien
Il selfie sul palco di #Atreju non poteva mancare. Soprattutto quando hai al tuo fianco Steve Bannon #Atreju2018 pic.twitter.com/XYHWQTp1sI
— Giorgia Meloni (@GiorgiaMeloni) September 22, 2018
L’ancien conseiller de Donald Trump est déterminé à former un front d’extrême droite sur le Vieux continent avec une organisation qu’il appelle « Le Mouvement » et avec laquelle il espère rassembler toutes les forces de ce spectre politique pour prendre le contrôle du Parlement européen aux prochaines élections.
Steve Bannon a demandé aux Frères d’Italie de se rallier à l’initiative, déjà rejoint par la Ligue de Matteo Salvini, actuel vice-Premier ministre du gouvernement italien et ministre de l’Intérieur.
Avec son discours habituel, l’Américain a affirmé que le populisme au niveau mondial avait de la chance d’avoir « des personnes comme Donald Trump, (le Britannique Nigel) Farage, Salvini, Meloni, Marine Le Pen et Marion Maréchal », qui ne se dédient pas à la politique « pour leur propre intérêt, mais pour le bien collectif ».
L’ancien chef de campagne de Donald Trump a aussi affirmé que « les citoyens européens doivent récupérer la souveraineté qui leur appartient » et s’en est pris aux élites financières, responsables de la « crise économique de 2008 dont les classes les plus basses ont tant souffert. »
« Donald Trump a gagné les élections, car il a dit la vérité et il a parlé avec le cœur à la classe ouvrière et à la classe moyenne américaine », a-t-il insisté.
Pour ce qui est de l’Italie, il estime que le pays « ne s’est pas relevé de cette crise » et il a appelé les électeurs d’extrême droite à se mobiliser pour « provoquer une révolution ».