Biélorussie : Minsk "instrumentalise de manière inhumaine les flux migratoires", dénonce la France

Le Premier ministre français Jean Castex a estimé mardi (16 novembre) que la Biélorussie « instrumentalise de manière inhumaine et éhontée les flux migratoires », dans la crise en cours à la frontière polonaise, afin de « déstabiliser » l'Union européenne.

Belarusian-Polish border situation
Actuellement, quelque 4 000 migrants, selon les garde-frontières polonais, campent dans le froid et des conditions dégradées le long de la frontière entre Pologne et la Biélorussie. [<a href="https://webgate.epa.eu/webgate?EVENT=WEBSHOP_SEARCH&SEARCHMODE=NEW&SEARCHTXT1=BELARUS%20POLAND%20BORDER%20MIGRATION%20CRISIS" target="_blank" rel="noopener">MAXIM GUCHEK / BELTA / HANDOUT/EPA</a>]

Le Premier ministre français Jean Castex a estimé mardi (16 novembre) que la Biélorussie « instrumentalise de manière inhumaine et éhontée les flux migratoires », dans la crise en cours à la frontière polonaise, afin de « déstabiliser » l’Union européenne.

« Le régime (du président bélarusse Alexandre) Loukachenko instrumentalise de manière inhumaine et éhontée les flux migratoires pour tenter de déstabiliser et de désunir l’Union européenne. C’est intolérable et inacceptable », a déclaré M. Castex à l’Assemblée nationale.

Les Occidentaux accusent Minsk d’orchestrer depuis l’été des mouvements migratoires à partir du Moyen-Orient vers les frontières orientales de l’Union européenne, ce que les autorités biélorusses démentent.

Actuellement, quelque 4 000 migrants, selon les garde-frontières polonais, campent dans le froid et des conditions dégradées le long de la frontière entre Pologne et la Biélorussie.

Dénonçant une « tragédie humaine grave », M. Castex a notamment plaidé pour « aider à l’accueil des personnes en besoin de protection ».

Il faut aussi « maintenir une pression très forte sur les autorités biélorusses », a insisté le chef du gouvernement français en citant les différents « paquets de sanctions » adoptées ou en cours d’examen au niveau de l’UE.

« Cette crise ne fait que confirmer la nécessité de (…) refonder même notre politique commune en matière d’asile et d’immigration », a souligné M. Castex, qui souhaite « avancer sans plus attendre sur le pacte Asile et immigration proposé par la Commission en septembre 2020 », notamment dans le cadre de la présidence française de l’Union à compter du 1er janvier prochain.