Bruno Le Maire fait marche arrière après avoir évoqué une « guerre économique et financière » contre la Russie

Bruno Le Maire a provoqué un tollé après avoir déclaré que la France et l’UE allaient « livrer une guerre économique et financière totale à la Russie ».

Euractiv France
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Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie, des Finances et de la Relance. [<a href="https://newsroom.consilium.europa.eu/permalink/p130353" target="_blank" rel="noopener">Union européenne</a>]

Le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, figure de proue du gouvernement et personnage clé dans la mise en œuvre des sanctions contre la Russie, a provoqué un tollé après avoir déclaré que la France et l’UE allaient « livrer une guerre économique et financière totale à la Russie ». Plus tard dans la journée, il est revenu sur ses propos « inappropriés ».

Bruno Le Maire, qui était l’invité de la radio France Info mardi (1er mars), a déclaré que l’objectif de cette « guerre économique et financière » était de « provoquer l’effondrement de l’économie russe ».

Face à cette attaque, l’ancien président et Premier ministre russe Dmitri Medvedev, qui est actuellement vice-président du Conseil de sécurité russe, a averti le ministre français sur son compte Twitter de « surveiller son langage » car « les guerres économiques se sont souvent terminées par des guerres réelles ».

Bruno Le Maire est revenu sur ses propos, qu’il a qualifiés d’« inappropriés », et a reconnu qu’ils ne s’inscrivaient pas dans la stratégie de « désescalade » menée par les autorités européennes et françaises depuis des semaines.

Affirmant que l’opposition entre le bloc occidental et la Russie concerne ses dirigeants, il a ajouté que « nous ne sommes pas en conflit avec le peuple russe ».

Le Premier ministre français Jean Castex a quant à lui choisi des mots plus conventionnels, considérant que « l’essentiel était […] de bien cibler nos mesures pour qu’elles produisent un effet massif sur l’économie russe » tout en gardant la possibilité de les renforcer ultérieurement si nécessaire.