Bruxelles : les pompiers descendent dans les rues pour dénoncer leurs conditions de travail et la réforme des pensions
Des pompiers venus des quatre coins de la Belgique se sont rassemblés mardi à Bruxelles pour protester contre leurs conditions de travail et le plan de réforme des pensions du gouvernement.
Des pompiers venus des quatre coins de la Belgique se sont rassemblés mardi (7 mars) à Bruxelles pour protester contre leurs conditions de travail et le plan de réforme des pensions du gouvernement, entre autres.
Mardi, des pompiers de tout le pays ont bravé la pluie et se sont rassemblés à Bruxelles pour réclamer davantage de personnel et de ressources, ainsi que pour dénoncer le plan de pension du gouvernement, et en particulier le départ à la retraite à 67 ans. Ils demandent la retraite à 60 ans — au lieu de 65 ans actuellement — ainsi que la reconnaissance des maladies découlant de l’exercice de leur profession.
Ils soulignent le manque de personnel, qui s’est notamment fait sentir lors des feux de forêt de l’année dernière en France, la Belgique n’ayant pas pu envoyer de pompiers pour aider son voisin français en raison du manque de personnel.
En dix ans, la charge de travail a augmenté de plus de 60 % rien qu’à Bruxelles, alors que les effectifs sont restés pratiquement les mêmes, a expliqué Pierre Adams, délégué de la CGSP pour le corps des pompiers de Bruxelles, à RTL lors de la manifestation.
Les délégations ont rencontré la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden, mais ils ont été informés que les négociations sur les retraites n’étaient pas possibles. Ils n’auraient « rien obtenu » mis à part une réunion deux fois par mois, a expliqué l’un des porte-parole de la délégation à RTL.
Certains manifestants ont également pénétré dans le bâtiment de la Commission européenne, mais ils ont été repoussés par la police dans le lobby, notamment à l’aide de gaz lacrymogènes.
🔥 Things were heating up today in Brussels, despite the rain, with firefighters protesting across the city.
🚒 The fire brigade's demands? More personnel and resources.
📸 Zoran Popovici (@zoranpopovici) https://t.co/feeVgq4ah2
— Euractiv (@Euractiv) March 7, 2023
Une semaine de manifestations
Cette manifestation s’inscrit dans le cadre d’une semaine (6-10 mars) de mobilisation des services publics annoncée début février par le Front commun syndical composé de la Centrale générale des services publics (CGSP), du Syndicat Libre Fonction Publique (SLFP) et de la Confédération des syndicats chrétiens (CSC).
Lundi (6 mars), les manifestations portaient sur les pensions, et mardi, c’était au tour des services de secours de faire entendre leur mécontentement. Mercredi, les syndicats participeront à la manifestation organisée à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes. Le lendemain (9 mars), le Front commun devrait distribuer des tracts pour tenter de sensibiliser la population à l’importance des services publics. Pour finir, vendredi (10 mars), une grève de 24 heures sera organisée par la CGSP dans les services publics. Celle-ci devrait toucher les administrations et transports publics.
Le gouvernement belge travaille actuellement sur un plan de réforme des pensions, notamment parce que les pensions pèsent de plus en plus lourd sur le budget.
Les pensions représentent environ la moitié du budget de la sécurité sociale — soit 133 milliards d’euros —, qui est par ailleurs structurellement déficitaire, les cotisations sociales payées par les employeurs et les salariés ne suffisant pas à financer les allocations versées. En 2023, le gouvernement fédéral devrait compenser ce déficit à hauteur de quelque 50 milliards d’euros, selon L’Écho.