Buttiglione rejeté par la commission des libertés publiques du Parlement

Joao Barroso vient de subir sa première crise politique suite à l'avis négatif exprimé par la commission des libertés publiques du Parlement européen au sujet du Commissaire désigné Rocco Buttiglione.

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Joao Barroso vient de subir sa première crise
politique suite à l’avis négatif exprimé
par la commission des libertés publiques du Parlement
européen au sujet du Commissaire désigné Rocco
Buttiglione.

Par 27 voix contre 26, la commission
des libertés publiques du Parlement
européen a rejeté la nomination de
l’Italien Rocco Buttiglione au poste de
Commissaire en charge du 
portefeuille « Justice et affaires
intérieures ».

Lors du vote du 11 octobre, qui s’est
déroulé à huis clos, seuls les
membres du PPE et les députés issus de
formations d’extrême droite
ont apporté leur soutien à M.
Buttiglione, dont les propos sur
l’homosexualité (qualifiée de
« péché »), le rôle des
femmes dans la société et le
traitement des réfugiés avaient
provoqué la controverse lors de
son audition au Parlement
européen.   

Même s’il n’est pas contraignant,
ce vote est de nature à compliquer la
tâche du nouveau président de la
Commission européenne, José Barroso. M.
Barroso doit rencontrer les présidents des
groupes politiques au Parlement
européen le 21 octobre prochain. Son
porte-parole a souligné le 11 octobre
: « Il s’agit du seul avis
négatif exprimé par une commission du
Parlement ».   

Selon les règles institutionnelles en
vigueur, le Parlement peut soit approuver, soit
rejeter en bloc la Commission
Barroso.  

Le premier ministre italien, Silvio
Berlusconi, n’a pas caché sa
colère à l’annonce du vote de la
commission, estimant que celui-ci remettait en
cause « la liberté de conscience et
d’opinion d’un Commissaire
catholique, qui se voit ici interdire de faire
une différence entre la morale et la
loi. »