C’est le Jour du dépassement : ce jeudi, l’humanité a épuisé toutes ses ressources pour l’année 2021

Ce 29 juillet, l’humanité a consommé l’ensemble des ressources planétaires pour l’année 2021, selon l’ONG américaine Global Footprint Network.

Ouest-France
People,With,Banners,Protest,As,Part,Of,A,Climate,Change
Ce jeudi 29 juillet, l’humanité a consommé l’ensemble de son budget des ressources planétaires : le « jour du dépassement » est revenu au niveau de 2019, après une brève accalmie en 2020 liée à la crise sanitaire, avertit l’ONG américaine Global Footprint Network. [<a href="https://www.shutterstock.com/fr/image-photo/people-banners-protest-part-climate-change-1341939314" target="_blank" rel="noopener">Ink Drop/Shutterstock</a>]

Ce 29 juillet, l’humanité a consommé l’ensemble des ressources planétaires pour l’année 2021, selon l’ONG américaine Global Footprint Network. Le « dépassement » se produit quand la pression humaine dépasse les capacités de régénération des écosystèmes naturels. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Les ressources de la Terre sont épuisées de plus en plus rapidement. Ce jeudi 29 juillet, l’humanité a consommé l’ensemble de son budget des ressources planétaires : le « jour du dépassement » est revenu au niveau de 2019, après une brève accalmie en 2020 liée à la crise sanitaire, avertit l’ONG américaine Global Footprint Network.

« À plus de cinq mois de la fin de l’année, ce 29 juillet, nous aurons épuisé le budget planétaire de ressources biologiques pour 2021. Si nous avions besoin d’un rappel de l’urgence climatique et écologique à laquelle nous sommes confrontés, le Jour du Dépassement de la Terre s’en charge », indique dans un communiqué publié mardi 27 juillet Susan Aitken, responsable politique à Glasgow, ville qui accueillera la COP26 sur le climat en novembre prochain.

Cet indice a pour but d’illustrer la consommation toujours plus rapide d’une population en expansion sur une planète limitée. Pour le dire de façon imagée, il faudrait cette année 1,7 Terre pour subvenir aux besoins de la population mondiale de façon durable.

Voici l’évolution de cette date du « jour du dépassement », depuis 1970 :

Evolution de la date « jour du dépassement » de la Terre

 

Cette date n’a cessé de s’avancer ces cinquante dernières années. Au début des années 70, cette date était atteinte plutôt en décembre, cela veut dire les ressources planétaires pouvaient couvrir la consommation de l’humanité durant presque toute l’année. Le jour du dépassement était atteint au mois de novembre dans les années 80, puis octobre pour les années 90. Au fil du temps, il arrive à la fin du mois de juillet en 2017, soit cinq mois avant la fin de l’année.

Méthode de calcul

Le « dépassement » se produit quand la pression humaine dépasse les capacités de régénération des écosystèmes naturels.

La date est calculée en croisant l’empreinte écologique des activités humaines (surfaces terrestre et maritime nécessaires pour produire les ressources consommées et pour absorber les déchets de la population) et la « biocapacité » de la Terre (capacité des écosystèmes à se régénérer et à absorber les déchets produits par l’Homme, notamment la séquestration du CO2).

Une alerte pour l’ère post-Covid

En 2020, cette date avait été repoussée de trois semaines sous l’effet des confinements liés à la pandémie de Covid-19.

Le rebond cette année s’explique à la fois par une hausse de l’empreinte carbone de 6,6 % ainsi que par une diminution de la biocapacité forestière mondiale de 0,5 % « due en grande partie au pic de déforestation en Amazonie », selon l’ONG.

Si l’empreinte carbone liée aux transports reste inférieure aux niveaux antérieurs à la pandémie, celle liée à l’énergie devrait nettement rebondir.

« Ces données montrent clairement que les plans de relance de l’ère post-Covid 19 ne peuvent réussir à long terme que s’ils s’appuient sur la régénération et la gestion raisonnée des ressources écologiques », estime Laurel Hanscom, PDG de Global Footprint Network.