Changement climatique : les principales villes européennes s’engagent [FR]

Quelque 130 métropoles européennes se sont engagées hier à sensibiliser leurs citoyens au changement climatique en adoptant des politiques ambitieuses en matière de marchés publics durables. Cependant, elles ont signalé que pour atteindre des résultats, il faut que les gouvernements centraux leur délèguent davantage de pouvoir. 

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Quelque 130 métropoles européennes se sont engagées hier à sensibiliser leurs citoyens au changement climatique en adoptant des politiques ambitieuses en matière de marchés publics durables. Cependant, elles ont signalé que pour atteindre des résultats, il faut que les gouvernements centraux leur délèguent davantage de pouvoir. 

Selon le communiqué publié le 27 octobre par EUROCITIES, les villes sont les mieux placées pour parler de questions internationales telles que le changement climatique avec leurs citoyens. Signalant que plus de 70 % de la population européenne vit dans un contexte urbain, le communiqué indique en outre que des changements au niveau local en matière de gestion des déchets ou de transports publics peuvent aider à faire face à ce défi mondial.

Une déclaration sur le changement climatique émanant d’un réseau de gouvernements locaux de quelque 130 métropoles situées dans 34 pays européens témoignent de l’engagement des villes à prendre des mesures locales pour lutter contre le changement climatique. 

Quoique non contraignante, cette déclaration offre une ligne de conduite pour la mise en œuvre de politiques locales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en impliquant l’ensemble des acteurs locaux et en améliorant l’aménagement urbain, le transport, la mobilité, l’énergie renouvelable et la diversification de la production d’énergie. 

Parmi les actions proposées figurent les mesures suivantes  : 

  • adopter des politiques ambitieuses et durables en matière d’approvisionnement (voir le dossier EURACTIV  sur les marchés publics écologiques) ; 
  • développer des partenariats innovateurs dans les domaines de la recherche et de l’enseignement supérieur ;
  • limiter l’expansion urbaine anarchique et développer des villes compactes ;
    créer de nouveaux éco-quartiers ;
  • construire des bâtiments à faible consommation énergétique ;
  • développer de nouvelles formes de mobilité ;
  • développer la production d’énergies renouvelables.

Pour réaliser les objectifs mondiaux en matière de changement climatique, notamment celui de l’UE de réduire de 20 % d’ici 2020 les émissions de CO2, le soutien des Etats membres est clairement indispensable, mais il  ne peut plus suffire, a indiqué Gérard Collomb, président d’Eurocities et maire de Lyon. Les Etats devraient non seulement  déléguer aux villes le pouvoir d’agir au niveau local en vue de réduire les émissions, mais aussi leur fournir, avec l’Union européenne, les fonds nécessaires  pour des initiatives soutenant les domaines des transports publics, du logement et de l’énergie, a-t-il ajouté. 

Il a également mis l’accent sur la nécessité de considérer les différents niveaux de capacité existants selon les villes.