Chypre bloque les négociations avec la Turquie [FR]
Les ambassadeurs des Vingt-Cinq (COREPER) ont donné, le 8 juin 2006, leur feu vert pour ouvrir les négociations avec la Turquie sur le premier chapitre consacré aux sciences et technologies. Cependant, le processus d'adhésion pourrait avorter en raison du conflit chypriote.
Les ambassadeurs des Vingt-Cinq (COREPER) ont donné, le 8 juin 2006, leur feu vert pour ouvrir les négociations avec la Turquie sur le premier chapitre consacré aux sciences et technologies. Cependant, le processus d’adhésion pourrait avorter en raison du conflit chypriote.
Le 8 juin 2006 à 16h30, tout était prêt pour le lancement des négociations détaillées d’adhésion avec la Turquie. Tout ou presque : l’opposition de Chypre au commencement des pourparlers avec un pays qui refuse de la reconnaître et qui, malgré les obligations dans le cadre de l’accord d’union douanière, n’a pas encore ouvert ses ports aux bateaux chypriotes (voir le LinksDossier d’EURACTIV).
Tant que la Turquie n’aura pas accepté pas une référence plus explicite à la nécessité de reconnaître Chypre et refusera de mettre totalement en oeuvre les dispositions relatives à l’union douanière de l’UE, les négociations d’adhésion ne pourront se poursuivre comme prévu.
Pour éviter une humiliation, le ministre turc des affaires étrangères, Abdullah Gül, a décidé de ne pas se rendre à Luxembourg, où les négociations doivent avoir lieu, avant d’être certain que les pourparlers sur le chapitre le moins conflictuel, celui consacré aux sciences et technologies, peuvent commencer ( voir l’aperçu d’EURACTIV sur les négociations avec la Turquie). Les discussions sur ce chapitre devaient aussi être cloturées ce même jour.
Selon le quotidien turc Zaman, Abdullah Gül a prévenu que son gouvernement « changerait de politique si les ministres européens des affaires étrangères tenaient compte des problèmes politiques soulevés par les autorités chypriotes grecques ».
Réunis à Luxembourg lundi 12 juin 2006, les ministres européens des affaires étrangères vont tenter de trouver une solution au problème. En l’absence d’un accord, les négociations seront effectivement suspendues (avant même d’avoir vraiment commencé).
Ce problème mis à part, les ministres devraient fermement rappeler à la Turquie la nécessité d’accélérer les réformes.